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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Zoubida

Zoubida est un prénom féminin d’origine arabe. Il provient de zubda “beurre, crème, par extension la meilleure partie d’une chose”, zubayda, diminutif de zubda, du verbe zabada “agiter l’outre pour faire du beurre, écrémer, enlever la meilleure partie d’une chose”.
Une variante dialectale ce nom est Zbida. La plus célèbre des Zoubida est sans doute Zobeida bent Djaâfar ben al-Mansour, petite-fille du calife al-Mansour. Elle était la cousine de Haroun al-Rachid qu’elle épousa en 781. Elle eut de lui un fils, al-Amine, et elle usa de toute son influence pour persuader son époux de faire de lui son héritier. Or Haroun al-Rachid avait un autre fils, plus âgé, al-Ma’moun, né d’une esclave perse, mais se laissa fléchir et nomma al-Amine comme successeur. D’après les récits biographiques, Zobeida était une femme cultivée. Elle reçut une éducation très soignée.
En fait, elle avait profité du climat de recherche qui avait caractérisé l’empire abbasside qui, au VIIIe siècle, était déjà le Centre culturel et scientifique du monde musulman. Zobeida eut donc les meilleurs précepteurs et elle fréquenta les grandes bibliothèques. Devenue reine, elle allait verser dans le mécénat, attirant à la cour poètes et savants en les rémunérant largement. Elle était également poétesse et aimait rivaliser avec les poètes de la cour qu’elle invitait pour des joutes. Haroun al-Rachid avait plusieurs épouses, mais elle était sa préférée et il ne manquait pas de lui demander conseil. Zobeida était très pieuse. Elle avait appris le Coran et le hadith.
On dit qu’elle avait recruté cent servantes pour psalmodier le Coran : elle pensait ainsi que tout visiteur pouvait écouter le texte sacré et renforcer sa foi. Elle avait accompli le pèlerinage à La Mecque, et c’est au cours d’un hajj qu’elle remarqua que les pèlerins qui se rendaient dans les zones du mont Arafa, de Muzdalifa et de Mina avaient des problèmes d’approvisionnement en eau potable. Elle engagea aussitôt en puisant dans ses propres ressources, les travaux d’un tunnel qui ramenait l’eau de la montagne. Elle avait recruté les meilleurs ingénieurs et participé elle-même au dessin des plans. La réalisation du projet avait demandé trois années et avait coûté plusieurs millions. Toujours pour faciliter le pèlerinage, Zobeida avait financé la construction d’une route de Baghdad à La Mecque. Elle fit construire également des murs et des abris pour permettre aux voyageurs de se réfugier lors des tempêtes de vents de sable ainsi que des relais et des auberges. Toutes ces actions et ses largesses faisaient d’elle une reine très aimée du peuple.

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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