Économie / Investissement

Revue des entrepreneurs et industriels

Focus sur l’évolution du commerce extérieur

La revue du Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja (Ceimi), Eco News, a consacré l’essentiel de son numéro à la conférence nationale sur le commerce extérieur, tenue fin mars à Alger. Dans le compte rendu de la rencontre, le document rapporte que l’Algérie enregistre 6300 exportateurs seulement qui exportent bon an, mal an 5% du volume global des exportations. Dans son intervention lors de la conférence, Kamel Moula, le président du Ceimi, a une série de propositions du Club pour développer les exportations hors hydrocarbures. La plus importante consiste à développer une stratégie d’exportation vers les pays africains. Parmi les propositions, citons :
- Réduire les délais de dédouanement à l’exportation à 2 jours et simplifier les procédures export par l’instauration de la liasse unique.
- Créer des plateformes portuaires dédiées à l’exportation, notamment pour les produits frais où il y a urgence.
- Réduire les délais de transit portuaire et surestaries
- Créer un conseil des chargeurs. L’absence de cet organisme est une des causes principales des augmentations de coûts de fret imposés par les multinationales du transport maritime.
- Coordonner les dispositifs et les opérations liées à l’acte d’exporter par la création d’un point focal dédié à la promotion des exportations à domicilier au ministère du Commerce. Il s’agit de mettre en place un réseau de tous les ministères et organismes qui, en collaboration avec les collectivités locales et d’autres partenaires, aide les entreprises algériennes à exporter sur les marchés internationaux.
- Reconfigurer les représentations diplomatiques à l’étranger pour y inclure la dimension diplomatie économique incluant la collecte des informations sur les marchés et les opportunités d’export, particulièrement au niveau des pays ciblés.
Par ailleurs, le président du Ceimi constate que les PME sont peu engagées sur les marchés étrangers. La grande majorité des PME se concentre principalement sur les activités de services et le BTP, et en second lieu, seulement 32% sont dans les industries manufacturières.
“Nos PME se focalisent d’abord à satisfaire le marché régional et national, et certaines d’entre elles accusent un sérieux retard technologique avec des équipements qui ne répondent pas aux normes ainsi qu’un faible niveau de formation du personnel pouvant prendre en charge des équipements modernes. Par ailleurs, les contraintes procédurales et administratives pèsent également lourdement sur la volonté d’exportation”, ajoute-t-il.
La revue énumère une série d’activités récentes du Ceimi : le renforcement du bureau exécutif du Club, la rencontre avec Société Générale, les ambassadeurs de Grande-Bretagne et du Mexique, le partenariat conclu en matière de formation avec l’Insim, la conférence débat organisée sur la valorisation des produits agricoles…