Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Investissement

Investissements

Le climat des affaires en berne

La FIA : une occasion de vanter les produits locaux. ©Yahia/Liberté

Évènement économique majeur depuis les toutes premières années de l’Indépendance, la 48e édition de la Foire internationale d’Alger a été inaugurée par le Premier ministre le 28 mai dernier.

Cette manifestation revêt une importance toute particulière, compte tenu à la fois des opportunités d’investissement qu’offre le prochain plan quinquennal 2014- 2019, mais aussi de la nécessité pour notre pays d’attirer des IDE (investissements directs étrangers). Dans un contexte international marqué par l’une des plus graves crises économiques structurelles que les pays occidentaux aient connu depuis 1929 à ce jour, sauf à vouloir jouer à la “politique de l’autruche”, cette récession impactera inéluctablement l’économie algérienne. Les pouvoirs publics semblent prendre les devants à travers la voix du ministre des Finances, ils reconnaissent désormais cette réalité et envisagent de s’acheminer vers la rigueur budgétaire. D’autant que sur le plan de la commercialisation des hydrocarbures, les horizons s’assombrissent et l’option d’exploitation du gaz de schiste fait polémique et n’a pas livré tous ses secrets. La présence des Américains, invités d’honneur de cette manifestation, présents à travers des dizaines d’entreprises opérant notamment dans les secteurs des transports, des produits pharmaceutiques et des technologies…, n’est pas significative en soi. “Le tamis ne peut cacher le soleil.” Les “Texans” ne s’intéressent qu’à nos ressources énergétiques. Le volume de nos échanges commerciaux hors hydrocarbures se réalise essentiellement avec l’Union européenne, la Chine, la Turquie et la Fédération de Russie, pour des raisons historiques dans le domaine de l’armement. Même si cette présence américaine favorise et amplifie notre politique de marketing, elle est loin de représenter une signification commerciale conséquente, en termes de flux physiques et de valeur en recettes extérieures. Bien sûr que tout le monde sait qu’actuellement, pour des raisons évidentes de coût et de rentabilité des facteurs de production, l’Amérique latine avec le Brésil, le Mexique, le Chili… constituent des marchés plus attractifs pour les capitaux anglosaxons. Mais ce rendez-vous ambitionne tout de même d’élargir le spectre des opérations de partenariat à long terme avec les firmes étrangères. Dans cet esprit, et à l’évidence, mesurant l’importance des enjeux, des atouts de notre pays, et du faible afflux des IDE que certains expliquent par les mesures de sauvegarde de l’économie nationale, à travers les lois de finances complémentaires 2008, 2009 et 2010 sous le vocable du retour au patriotisme économique, par notamment l’introduction de la règle des 51/49%, le plan d'action du gouvernement prévoit pour la période 2014-2019 un taux de croissance de 7%, contre 4% durant le quinquennat précédent (2010-2014), et un taux de chômage en dessous de 9,8% et l'inflation autour de 3,5%. Par ailleurs, le gouvernement entend ainsi faire de “l'amélioration du climat des affaires” le fer de lance de ses “politiques innovantes” en matière de développement économique, par une levée des contraintes entravant l'essor de l'entreprise et de l'investissement “au triple plan des procédures, des délais et des coûts”. Ainsi, le nombre de participants étrangers venus des quatre coins du monde est à lui seul significatif de l’intérêt que portent les grands groupes multinationaux aux opportunités d’investissement et d’affaires que l’économie algérienne peut leur offrir. D’un autre côté, au plan strictement intérieur, la 48e édition de ce carrefour de rencontres et d’échanges entre les entreprises et les hommes d’affaires algériens et étrangers se distingue, par rapport aux précédents forums, par la présence en force des opérateurs nationaux privés et publics (PME dans leur majorité) avec plus de 453 exposants. C’est là un signal fort des entrepreneurs algériens. Ces derniers entendent arracher leur part de marché de ce gigantesque “plan Marshall” selon les grands axes, notamment dans le domaine des infrastructures de base, annoncés par Sellal pour les cinq années à venir. L’espoir du patronnat est que les gouvernants apporteront des modifications stratégiques, structurelles et concrètes pour booster le climat des affaires qui, malheureusement, peine à porter ses fruits.
Ceci d’autant que les capacités productives nationales, publiques et privées, ont été marginalisées en faveur des sphères spéculatives. Certains observateurs de la scène économique nationale continuent à s’interroger sur la volonté réelle de la puissance publique à associer le secteur privé national productif à cette dynamique de développement
national.

A. H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER