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Économie / Investissement

Fateh Ouazzani, Président du REAGE, à “Liberté” 

“Les difficultés d’entreprendre en Algérie ne sont pas insurmontables”

Liberté : Quel premier bilan dressez-vous à l’issue de cette rencontre tenue le 11 octobre à Paris sur les opportunités d’investissement en Algérie organisée par le Réseau des Algériens diplômés des grandes écoles de France (Reage) et l’Association de la diaspora algérienne à l’étranger (Aida) ?
Fatah Ouzzani : Nous nous étions assignés trois objectifs essentiels pour cette rencontre organisée à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’Indépendance et le 7e anniversaire de la création de Reage. On doit beaucoup à l’Algérie. C’est plus qu’un devoir de contribuer au développement économique et social du pays. Le premier objectif est d’informer les porteurs de projets sur les règles à respecter lorsqu’ils veulent monter des projets, sur leurs interlocuteurs en Algérie. Nous avons invité des chefs d’entreprise algériens, une délégation de 30 opérateurs de la Confédération algérienne du patronat, les représentants des institutions algériennes concernées (Aniref, Caci).  Il faut noter que 80% des participants sont des chefs d’entreprise algériens établis en France, des porteurs de projets. Ils sont motivés à travailler en Algérie. À noter que le directeur d’Axa Algérie est un Algérien diplômé de l’École polytechnique de Paris. Après une expérience à l’international au sein d’AXA, il a été nommé directeur général d’Axa Algérie. Pour les jeunes diplômés de Reage, en particulier de l’École des arts et métiers, de Polytechnique ou HEC, cela représente un  défi si on arrive à les convaincre avec les cadres algériens restés dans leur pays de travailler ensemble pour le développement économique et social de l’Algérie, de tisser des partenariats avec les entreprises locales. On a invité des DG de sociétés françaises implantées en Algérie, comme Société Générale, Lafarge, Axa, Danone, pour parler de leur succès en Algérie et l’impact de leurs activités sur le développement de tissu de PME (Success Stories). Le troisième objectif est de sensibiliser les pouvoirs publics sur les écueils qui se dressent dans la création d’entreprises, l’investissement en Algérie. Ces difficultés sont d’ordre technique. Ce ne sont pas des difficultés insurmontables. Les Algériens qui s’établissent en Algérie ont des problèmes de logement, de transfert d’argent. Nous essayons de les poser aux autorités. Nous avons invité 6 ou 7 associations qui maintiennent un lien très fort avec l’Algérie. Ce que nous avons souligné et mis en relief, c’est la capacité de mobilisation de ces associations, l’importance de l’implication de la société civile dans le développement économique et social de l’Algérie.

Quel est le message qu’adresse Reage aux  porteurs de projets et aux chefs d’entreprise algériens de la diaspora ?

On a une reconnaissance envers le pays d’accueil. Ce qu’on doit à l’Algérie est incommensurable. On a été nourri au lait de la terre d’origine. Si on ajoute au côté professionnel la couche affective, les résultats peuvent être extraordinaires. Nous, le message que nous voulons faire passer aux membres de la diaspora en France et ailleurs, soyez motivés par le potentiel économique que présente votre pays. S’il y a beaucoup de  difficultés, elles sont de nature technique, elles ne sont pas insurmontables.