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Engouement à Séoul pour la soupe de nouilles nord-coréenne

Dans le noodle bar Nampo Myeonok de Séoul, la propriétaire prévient les clients qu'elle n'a plus de “Pyongyang naengmyeon”, la soupe de nouilles nord-coréenne qui a été servie la veille au sommet historique entre les deux Corées. “Il va vous falloir attendre une quarantaine de minutes pour que le bouillon soit prêt”, dit-elle aux clients patientant dans la file d'attente qui serpentait hier samedi à la porte d'entrée de son restaurant. Cette soupe de nouilles froide est généralement garnie de légumes et de morceaux de viande. Les nouilles de sarrasin très longues peuvent être coupées au ciseau pour être plus facile à manger. Le sommet historique des chefs d'État nord et sud-coréens, vendredi dernier, a suscité à Séoul un nouvel engouement pour cette spécialité nord-coréenne qui a figuré à leur menu et est même devenue un étonnant sujet de discussions. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a plaisanté sur ce plat, espérant que le président sud-coréen Moon Jae-in apprécierait le Pyongyang naengmyeon qui est venu de loin. Puis après un rire : “Je ne devrais pas dire loin.” La spécialité avait été préparée à la demande de M. Kim par le chef d'un restaurant réputé de Pyongyang, Okryu-gwan, et, selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA, a beaucoup impressionné les participants. Cette spécialité est déjà populaire au sud de la péninsule divisée, mais le sommet lui a donné un regain d'intérêt : des milliers de Coréens ont publié des photos du plat sur leur compte Instagram avec les hashtags “#summit and #peacenaengmyeon”. Au noodle bar de Séoul Nampo Myeonok, Kim Tae-hun, bassiste, explique que ce plat lui fait sentir plus proche des Coréens qui vivent de l'autre côté de la frontière qui a partagé le pays en 1953 après trois ans de guerre. “Je suis venu dans ce restaurant exprès pour manger du Pyongyang naengmyeon. Ce restaurant existe depuis un bon moment et est bon”, explique un client, Park Jae-chun. Réconciliation culinaire ne veut pas dire unification pour lui : “Personnellement, je pense que les Corées du Nord et du Sud doivent coexister, plutôt que se réunifier, à condition de vivre en paix et de se reconnaître mutuellement.” Lors du sommet qui a eu lieu vendredi dernier dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in se sont engagés à préserver la paix et à dénucléariser la péninsule.

R. I./Agences


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