Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / Magazine

Isolée après son retrait de l’Accord de Paris sur le Climat

L’administration Trump s'en prend à l'Europe

Les présidents Trudeau (Canada), Trump (Etats-Unis), Macron (France) avec Donald Tusk, président du Conseil européen, au G7 de Taormina, le 26 mai. ©D. R.

Lors d'une rencontre impromptue à Paris avec le président français Emmanuel Macron, M. Bloomberg a assuré que les engagements des États-Unis seraient tenus, en dépit des choix de Donald Trump.

Isolée sur la scène internationale, l'administration Trump continue de défendre son retrait de l'accord de Paris sur le climat, s'en prenant aux Européens, accusés de vouloir affaiblir l'économie américaine, et aux “exagérateurs du climat”. Les réactions ont fusé des quatre coins de la planète, dans la sphère politique mais aussi économique, entre stupeur, colère et effarement, après le discours du président des États-Unis annonçant l'abandon de ce texte emblématique conclu fin 2015 par 195 pays. Mais cette décision-choc a aussi provoqué un véritable sursaut aux États-Unis. “Le président a pris une décision très courageuse (...) Nous n'avons aucune raison de nous excuser”, a lancé Scott Pruitt, administrateur de l'Agence de protection de l'environnement (EPA). Au moment où les pays européens s'affichaient, avec la Chine, comme les nouveaux porteurs de flambeau de la “diplomatie climat”, l'exécutif américain accusait ces derniers de monter au créneau sur ce thème pour nuire aux États-Unis. “La raison pour laquelle les dirigeants européens veulent que nous restions dans l'accord est qu'ils savent que cela va continuer à brider notre économie”, a avancé M. Pruitt, dénonçant par ailleurs ceux qu'il a qualifiés d’“exagérateurs du climat”. Interrogé pour la énième fois sur la position du 45e président des États-Unis sur le réchauffement climatique, son porte-parole Sean Spicer a esquivé: “Je n'ai pas eu l'occasion d'avoir cette discussion avec lui”, a-t-il répondu devant une salle de presse médusée.

Sursaut
De New York à la Californie, plusieurs dizaines de villes et d'États américains ont immédiatement organisé la résistance. L'ancien maire de New York Michael Bloomberg a lancé une coalition qui comptait, vendredi en fin de journée, 30 maires, trois gouverneurs, plus de 80 présidents d'universités et plus de 100 entreprises. Lors d'une rencontre impromptue à Paris avec le président français Emmanuel Macron, M. Bloomberg a assuré que les engagements des États-Unis seraient tenus, en dépit des choix de Donald Trump. “Nous ne permettrons pas à Washington d'être sur notre chemin, c'est le message que les citoyens, les entreprises et les États fédérés envoient ce soir”, a déclaré M. Bloomberg aux côtés du président Macron et de la maire de Paris, Anne Hidalgo. “Le gouvernement américain peut bien s'être retiré de l'accord, mais le peuple américain reste engagé envers lui. Nous atteindrons nos objectifs”, a-t-il affirmé. Le milliardaire, 10e fortune mondiale selon Forbes, a annoncé que sa fondation, Bloomberg Philanthropies, allait fournir au bureau de l'ONU chargé du climat les 15 millions de dollars qui équivalent à la contribution que devaient apporter les États-Unis. L'objectif des États-Unis, fixé par l'administration Obama, est une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025 par rapport à 2005. Coïncidence des agendas, le sommet annuel UE-Chine organisé vendredi à Bruxelles a offert une tribune aux deux partenaires pour clamer haut et fort leur engagement commun. “Aujourd'hui, nous accroissons notre coopération sur le changement climatique avec la Chine”, a assuré le président du Conseil européen à l'issue de la rencontre. “Notre partenariat (avec la Chine) aujourd'hui est plus important que jamais”, a souligné le patron de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. La Chine, plus discrète que l'UE, s'est tout de même dite prête à “chérir le résultat chèrement gagné” à Paris. Aux côtés de Pékin, les États-Unis de Barack Obama avaient largement participé à la réussite de l'accord de Paris qui vise à contenir la hausse de la température moyenne mondiale “bien en deçà” de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle. Le retrait américain de cet accord pourrait, “dans le pire des scénarios”, se traduire par une augmentation supplémentaire de 0,3 degré de la température du globe au cours du XXIe siècle, a estimé l'ONU.

Par Jerome CARTILLIER (AFP)


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER