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A la une / Magazine

Donald Trump et les Obama s’en sont félicités

L’Amérique s'accommode de l’élection de Macron

Barack Obama, ex-président des Etats-Unis (à gauche), Emmanuel Macron (au centre), nouveau président français et Donald Trump l’actuel président des états-Unis. © D.R.

Sans surprise, l'extrême droite américaine était déçue que le candidat “mondialiste”  ait battu leur candidate, dont les sites pro-Trump avaient couvert chaque fait d'armes durant la campagne.

La majeure partie de la classe politique américaine s'accommodait lundi parfaitement de l'élection d'Emmanuel Macron. 
À commencer par le pragmatique président Donald Trump, qui avait gardé ses distances avec Marine Le Pen malgré l'engouement de ses partisans pour elle. 
Le 6 mai 2012, le président démocrate Barack Obama avait décroché son téléphone et appelé le socialiste François Hollande au soir de son élection pour le féliciter et l'inviter à la Maison-Blanche, avant un sommet du G8 aux États-Unis. 
Dimanche, pas de coup de fil de son successeur républicain, mais le milliardaire a twitté un message de félicitations à Emmanuel Macron 82 minutes seulement après l'annonce des résultats. “Félicitations à Emmanuel Macron pour sa large victoire aujourd'hui comme prochain président de la France”, a écrit Donald Trump, ponctuant son tweet d'un point d'exclamation : “Je suis impatient de travailler avec lui !” Et comme Obama et Hollande s'étaient vus aux États-Unis pour les sommets de l'Otan et du G8 en mai 2012, les deux hommes se verront à Bruxelles (Otan) et en Italie (G7) à la fin du mois. Donald Trump n'avait pas reçu Marine Le Pen quand elle était venue à New York en janvier et, contrairement au Néerlandais Geert Wilders et au Britannique Nigel Farage, il ne s'est jamais affiché avec elle. 
Après avoir reçu chaleureusement le Chinois Xi Jinping, le président américain semble confirmer que “l'alchimie” et les enjeux stratégiques comptent, pour lui, plus que l'idéologie. 
Au Congrès, le président de la Chambre des représentants, le républicain Paul Ryan, a immédiatement félicité, sans ambiguïté, le nouveau chef d'État français. “Nous avons hâte de travailler avec lui pour développer la relation forte entre les États-Unis et la France.” 
Et si la majorité des communiqués de félicitations sont venus des démocrates, les élus républicains spécialisés dans les affaires internationales ont mis un point d'honneur à souligner la solidité de la relation transatlantique. 
“La France est l'amie et l'alliée proche de l'Amérique”, a déclaré Marco Rubio, sénateur de Floride et ancien candidat aux primaires présidentielles de son parti l'an dernier. “J'ai hâte de travailler avec Emmanuel Macron pour renforcer les relations et faire progresser nos valeurs communes.”

Relative indifférence 
Beaucoup voyaient aussi la victoire d'Emmanuel Macron comme la défaite d'un adversaire commun : la Russie de Vladimir Poutine, homme détesté de gauche à droite de l'échiquier politique au Congrès en raison des tentatives d'ingérence dans le processus politique américain. Le piratage de l'équipe de campagne du candidat centriste, vendredi soir, a brièvement fait revivre aux Américains la fin de campagne américaine, quand chaque jour des messages du président de l'équipe d'Hillary Clinton avaient été publiés par WikiLeaks. “Malgré des allégations d'ingérence russe similaire à celle vue dans notre pays l'an dernier, les institutions démocratiques en France ont montré leur résilience”, s'est félicité Ben Cardin, sénateur démocrate. 
“Défaite de ceux qui s'ingèrent dans la démocratie”, a twitté Hillary Clinton, qui persiste à mettre en partie sa défaite sur le compte des piratages russes. Plus généralement, l'élection française avait ces derniers mois principalement été analysée à travers le prisme du Brexit et de l'élection de Donald Trump, Emmanuel Macron étant traité secondairement, et parfois de façon anecdotique, des médias soulignant la différence d'âge entre lui et son épouse, Brigitte. À la télévision, c'est Marine Le Pen qui recueillait la majorité de la couverture. Le grand magazine 60 Minutes sur CBS lui avait consacré un long reportage en mars, auquel elle avait participé. 
Et lundi, le New York Times et le Washington Post choisissaient, dans leurs unes, de présenter la victoire de M. Macron d'abord comme la défaite de l'extrême droite. 
Sans surprise, l'extrême droite américaine était déçue que le candidat “mondialiste” ait battu leur candidate, dont les sites pro-Trump avaient couvert chaque fait d'armes durant la campagne. Les commentateurs conspirationnistes oscillaient entre dénoncer une fraude électorale fomentée par le système, ou la soumission supposée des Français à la chancelière allemande, Angela Merkel. 
Mais sur le site Breitbart, c'est la Corée du Nord, et non la France, qui s'affichait à la une, lundi matin. 
Et nombre de journaux locaux, aux États-Unis, ont relégué Emmanuel Macron dans un coin de leur une, ou en pages intérieures.


Ivan Couronne (AFP)


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