Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

AUTRES / Magazine

Créé il y a quinze ans, il est dans le viseur du CIO

Le “crashed ice”, ce nouveau sport complètement givré

Ils dévalent à toute vitesse les pistes glacées et vallonnées sur des patins, au contact d'un public électrisé: le “crashed ice”, ou patinage de descente extrême, créé il y a 15 ans, a fait entrer les sports de glace dans une autre dimension.
À Saint-Paul, capitale du Minnesota, au cœur des États-Unis, c'est la fièvre du samedi soir. Une centaine d'athlètes, des hommes mais aussi des femmes tout aussi dingues, lancent la saison du tour mondial du Red Bull Crashed Ice, un pur produit de la marque de boisson énergisante.  D'un simple show en 2001 aux allures de promotion commerciale est né un sport d'un genre nouveau (le patinage de descente extrême ou ice cross downhill), qui met le feu sur la glace en milieu urbain.
Quatre athlètes s'élancent du haut d'une structure de 400 m de long en moyenne pour 3 à 8 m de large, et souvent, la course se joue à la bagarre, au coude-à-coude au propre comme au figuré. Une bagarre, entre sportifs protégés comme des joueurs de hockey, qui se joue à quelque 60 km/h durant 35 à 45 secondes, avec des chutes spectaculaires et des envolées aériennes qui font frémir. “C'est en quelque sorte une compilation de tous les sports que j'aime et que j'ai pratiqués en grandissant. Il y a la vitesse évidemment, mais aussi le fait de sauter dans les airs. Et puis c'est très technique”, raconte à l'AFP le double tenant du titre mondial, l'Américain Cameron Naasz, qui vit à quelques kilomètres de Saint-Paul.
 
“Course folle”
“Ce qui est génial, c'est que c'est un tout qui rend l'événement très spectaculaire. Une course folle en pleine ville devant un monument historique (la cathédrale de St-Paul) et devant une centaine de milliers de personnes, c'est juste grandiose”, poursuit-il. Voilà sept ans que Saint-Paul accueille une étape du circuit. Jeux de lumières, musique, écrans géants: rien ne manque pour emballer un public déjà conquis par ce sport à rebondissements.  Massés tout le long de la piste, les spectateurs se collent à la structure pour encourager les patineurs en frappant leurs mains sur les plaques. Certains tentent même de taper la main des concurrents lancés à vive allure. “La proximité du public rend l'atmosphère plus intense. Il n'y a pas de sport où les spectateurs sont aussi proches même en pleine action. Ça donne une énergie spéciale aux athlètes, le public est en feu, ça donne une bonne alchimie. Mais la sécurité est la première chose qu'on a en tête. Dans les  virages par exemple, on rehausse les protections”, explique le directeur  sportif du circuit, le Canadien Chris Papillon. Au fil des ans, le patinage de descente extrême s'est densifié pour répondre aux attentes de plus en plus nombreuses des athlètes mais aussi des pays avides de sports à sensations.  Le circuit mondial a vu le jour en 2010 et des compétitions secondaires (les rider cups) se multiplient ces 3 dernières années dans le monde. Une fédération internationale (ATSX) a été créée en 2015 à Innsbruck: 3 000 athlètes y sont recensés pour 40 nations représentées, avec l'arrivée cette saison d'un Brésilien. La Chine organisera une étape pour la première fois l'année prochaine, à Pékin ou à Shanghai.

“Hors de question !”
Les accros de ce sport viennent pour la plupart du hockey-sur-glace. Il y a aussi des patineurs de short-track, des skieurs et mêmes des patineuses artistiques ! Tous raffolent des montées d'adrénaline. Ils s'entraînent de plus en plus sérieusement, sur les patinoires mais aussi dans les skate-parks ou sur les pistes de roller. Certains sont des professionnels et s'en sortent surtout grâce aux sponsors (le prize money est léger: environ 2 000 euros si on est un garçon et la moitié si on est une fille). Mais la plupart ont une activité professionnelle. Physiothérapiste comme l'Autrichienne Alice Senz ou pompier comme le Canadien Scott Coxhall.
Quand elle n'est pas sur la piste, Jacqueline Legere, une Canadienne de 26 ans, double tenante du titre, joue... les cascadeuses pour le cinéma ! “Quand j'ai dit à ma mère que je m'étais inscrite au crashed ice, elle m'a dit: ‘Hors de question!’. Et maintenant elle est ma plus grande fan! C'est vrai que ça paraît dangereux et bien sûr ça peut l'être mais on s'entraîne pour ça”, souligne ce tout petit gabarit.
Rien ne semble pouvoir arrêter ce nouveau sport, que le Comité international olympique a dans son viseur. “Je suis sûr que ce sport à un grand avenir”, se réjouit le président de l'ATSX, l'Autrichien Stefan Aufschnaiter. En 2001, avec son comparse Sigurd Meiche, c'est lui qui avait été à l'origine de l'apparition de la discipline.


Sabine Colpart (AFP)


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER