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Version 2018 du rallye

Le Dakar des superstitieux

Pour survivre dans l'éprouvant rallye-raid, les pilotes du Dakar peuvent effectuer une préparation optimale pour accroître leur confiance en eux et en leur véhicule, ou, pour les plus superstitieux, s'aider de grigris ou de petits rituels avant la course. On peut détenir le record de victoires dans l'épreuve et se sentir vulnérable sans un simple bandana. “C'est un porte-bonheur qui a gagné 13 Dakar !”, sourit Stéphane Peterhansel. Le pilote Peugeot porte toujours avec lui, dans une poche de sa combinaison, le bandana bleu qu'il mettait autour du cou du temps de ses six titres en moto. “Quand je suis passé en bagnole, je l'ai mis dans un coin parce que ça ne servait à rien ! Mais je ne gagnais pas. Je me suis dit que j'allais le ressortir. Et à partir de là, j'ai gagné !”, lance-t-il, alors qu'il a remporté les deux dernières éditions du rallye-raid. Comme “Peter”, le bivouac est traversé par quelques superstitions, au milieu des mécaniques ultraprécises et des schémas des road books qui rythment ses journées. Comme l'absence de dossard “n°13” chez les motards... Il y a les plus rationnels, comme l'Espagnol Nani Roma (Mini) : “Je me mets au calme, c'est une manière pour moi de me dire "go". C'est plus un truc sportif qu'une histoire de sentiments”. “Je n'ai rien de spécial. Peut-être mes deux expresso au réveil ?”, rigole le motard Antoine Meo (KTM). Pour d'autres, ce ne sont pas des choses à prendre à la légère. Adrien Van Beveren (Yamaha), par exemple, se soumet à un rituel bien défini avant de prendre le guidon. “Je m'habille toujours avec le côté droit en premier et je touche toujours du bois. Tout le temps, tout le temps”, explique le Nordiste, l'une des meilleures chances françaises de victoire finale. “Ça date de toujours. Il y a tellement de facteurs psychologiques dans cette course, de concentration, de mental et tout, que c'est important d'avoir ces petits trucs... mais pas trop non plus.” Toucher du bois n'aura malheureusement pas été suffisant pour le pilote nordiste, victime d'une lourde chute mardi qui l'a contraint à l'abandon. Son coéquipier chez les “Yam”, Xavier De Soultrait, suit la même trace : “Je cherche des cailloux pour jongler avant le départ. C'est pour me connecter la tête, cela me donne l'impression d'être bien. Sinon, je ne me sens pas réveillé”, explique-t-il. “J'ai aussi une médaille de la Vierge, je l'ai toujours avec moi. Je me sens protégé comme ça”, précise-t-il, comme pour rappeler l'importance de la religion sur le bivouac. “Je prie cinq fois par jour. Sinon, je n'ai pas de préparation particulière. Je me détends”, explique le Qatarien Nasser al-Attiyah (Toyota). Mais les superstitions ont aussi leurs limites. Le pilote de quad Sébastien Souday (Team All Tracks) s'est lancé dans sa quatrième participation avec l'objectif de finir le parcours pour la première fois. Et il a une phrase fétiche. “Je ne sais plus comment c'est venu, car ça fait tellement de temps que je l'ai maintenant. Quand on est sur la ligne de départ, il y a cette phrase que je me dis dans la tête : "Si on ne pars pas, on ne reviendra pas"”, décrit le Normand. Raté ! Il a abandonné pour la 4e année de suite.

Par Alexis HONTANG (AFP)


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