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A la une / Magazine

ILLOULA OUMALOU / Tizi Ouzou

Lemsella au rendez-vous du terroir

Vitrine des producteurs de figues fraîches, la 10e édition de la Fête de la figue a baissé rideau en apothéose, samedi dernier, avec la tenue du concours “Lemsel’art” qui récompense la meilleure voix de la chanson kabyle et qui a vu la participation de 25 candidats originaires de plusieurs régions de Kabylie. Un public nombreux, dont la sublime Cylia Ould Mohand, 1er prix du concours “Alhan oua Chabab 2016”, a tenu à être présent pour découvrir de nombreux talents dont certains sont promis à un avenir radieux. Le plateau du jury était constitué d’artistes bien connus, tels que Belaïd Tagrawla, Malika Domrane et Karim Abranis qui ont élu Aït Amar Abdelhak lauréat du concours.
Cette 10e édition de la fête de la figue organisée par l’association Tighilt de Lemsella, en collaboration avec l’APC d’Illoula, avait pour objectif de mettre en valeur ce fruit du terroir auprès du grand public. Comme les précédentes éditions, le village de Lemsella a accueilli des milliers de visiteurs dont la plupart ont dégusté les multiples variétés de figues exposées sous les tentes. Une quarantaine d’exposants dont de nombreux habitués ont présenté leurs produits, notamment des producteurs de figues, des pépiniéristes, des artisans, des apiculteurs et des modélistes de robes kabyles. L’ouverture de cette édition a été effectuée par le président de l’APW et le P/APC de la commune d’Illoula Oumalou sous le thème “Inasan n Lekhrif”. À tout seigneur tout honneur, ce sont les stands réservés à la figue qui ont attiré le regard des visiteurs. Outre les figues empaquetées dans des paniers en osier et enveloppées de cellophane qui ont été présentées au public durant les trois jours du festival, plusieurs quantités de figues de qualité ont été offertes à la dégustation. On nous apprend qu’il existe plusieurs variétés de figues comme les figues dites blanches (abakur amelal, taghanimt, thaâmriwth, tazerart) et des figues violettes comme abakur averkan, aajanjar, aranim, aanqiq… La visite s’est poursuivie ensuite au centre du village où d’autres exposants ont présenté d’autres produits culinaires du terroir, les figues sèches, le miel et le pollen, les herbes médicinales, l'huile d'olive et d’autres produits artisanaux de couture, poterie, broderie et bijoux traditionnels.
Pour les organisateurs, ce rendez-vous est un moyen de réunir les producteurs locaux et des autres contrées de la Kabylie et cela pour sensibiliser les pouvoirs publics à engager les moyens pour la prise en charge matérielle et financière de cette culture de montagne qui enregistre ces dernières années un regain d'intérêt. Autrefois et comme toujours, la figue était intimement liée à l'histoire et à la culture de la Kabylie. Le figuier offre aujourd'hui de grandes opportunités pour la valorisation de vastes terres depuis longtemps abandonnées et laissées en jachère et de booster l’intégration économique des régions montagneuses par la création d'emplois et de petits investissements. Indéniablement, le terrain présente des difficultés multiples ; les producteurs de figues se heurtent à de nombreux tracas tels que le renouvellement et l’expansion du patrimoine arboricole. C’est dire que des dispositifs de soutien de l’État aux producteurs sont nécessaires pour la plantation et la greffe d'arbres fruitiers spécifiques à la région. Cependant, les procédures administratives affichent toujours leur lourdeur, leur complexité et leur bureaucratie. Les paysans de la région sont habitués à travailler leur terre en ne comptant que sur leurs propres moyens. Cela dit, la culture de la figue doit inciter les investisseurs à promouvoir sa commercialisation et sa labellisation et pourquoi pas envisager son exportation comme autrefois.

KAMEL NATH OUKACI


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