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Rénovation de La Tour Eiffel

Un chantier de 15 ans pour un lifting de 300 millions d’euros

Une enveloppe de 300 millions d’euros a été  consacrée à la rénovation exceptionnelle de la tour Eiffel qui va s’étaler  sur une période de quinze ans afin de la rendre “plus attractive” à  l’horizon des JO 2024 et l’expo universelle de 2025 que compte organiser  Paris. Les travaux ont déjà commencé cette semaine pour remettre en valeur ce  monument, construit en 1889 après 2 ans de travaux, le plus visité en France et dans le monde.
Le premier chantier mis en place, dès le 5 octobre, est celui de la  sécurisation de la tour Eiffel de demain  avec l’érection tout autour d’elle d’un mur de verre pare-balles haut de 2,50 mètres, suite aux menaces  
terroristes jugées  très élevées  par les services de sécurité. Les visiteurs, dont le nombre est estimé à 6 millions pour 2017 et qui est en reprise après une année morose à 5,8 millions en 2016, sont  contraints, depuis les attentats de Paris et de Saint-Denis de 2015, d’y  pénétrer après une fouille minutieuse. De gros obstacles ont été placés  tout autour afin d’éviter des attentats aux camions-béliers suicides, tant redoutés en France après ceux de Nice, Londres et Barcelone. Pour une enveloppe de 20 millions d’euros, ce mur devra ceinturer le  monument, haut de 324 mètres, et une partie des jardins alentour (Champ-de-mars) de Trocadéro à l’École militaire. Le plan de rénovation englobe le phare (déjà entamé en août), l’esplanade  au phare et la billetterie à l’acheminement des visiteurs, que les  responsables initiateurs du projet ne veulent laisser “nulle place où les  foulées ne passent et repassent”. Les responsables de ce chantier grandiose, de plusieurs années à la tâche,  se sont engagés à ne jamais fermer la tour de 1 665 marches construite avec 7 300 tonnes de charpente métallique, ramenées à l’époque des mines  algériennes du Zaccar et de Rouina (Miliana, 100 km à l’ouest d’Alger). Pour rappel, Gustave Eiffel, le concepteur de la tour, a dû passer une commande de 8 000 tonnes de fer puddlé (moins sujet à la corrosion) auprès des Forges et usines de Pompey et la qualité demandée était à récupérer en  Algérie. Pour mieux gérer le flux des touristes pendant les travaux, la Société  d’exploitation de la tour Eifel (SETE) a décidé, tout en augmentant le tarif du billet dès novembre, de passer la billetterie  numérisée et  démultipliée,  pour accompagner le plan de transformation, afin de parvenir à 80 % de billets vendus par Internet et horodatés. Ceci, pensent les responsables de cette entreprise, dont le chiffre  d’affaires global en 2016 a atteint 81 millions d’euros, aidera à mieux répartir les flux de visiteurs dans la journée, avec un quota de 20% de  billets accessibles sur place. Le cap des 300 millions de visiteurs accueillis, depuis son ouverture, sera franchi jeudi prochain, selon les  infos publiées par la SETE. A cet effet, cette journée fera l’objet, selon la même source, d’une  grande fête avec illumination spéciale, musique à tous les étages, mur de  photos géant et concours de photos sur les réseaux sociaux.


(APS)