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A la une / Magazine

Les grottes merveilleuses de Jijel :

Un don sublime de Dame Nature

Vue panoramique de la corniche Jijelienne. © D.R

Avec un littoral et une nature à couper le souffle, Jijel est considérée depuis quelques années déjà comme l’une des villes les plus courtisées du pays.

Grâce à ses plages de sable fin qui scintille aux premiers rayons du soleil et ses forêts vierges qui se présentent comme une carte postale naturelle, cette ville invite souvent ses admirateurs à plonger dans la découverte de ces endroits féeriques qui s’étendent de la wilaya de Béjaïa à l’Ouest jusqu’à Skikda à l’Est sur une côte de 120 km. Personne ne parle de Jijel sans évoquer les célèbres grottes merveilleuses, situées à près de 30 km à l’ouest de Jijel, près du tunnel d’Oued Dar El-Oued sur la RN43 en allant vers Ziama-Mansouriah. Cette grotte qui porte bien son nom, a été découverte par des ouvriers qui travaillaient à l’ouverture de la route reliant Jijel à Béjaïa, en 1917. En 1940, une visite officielle a été effectuée par des chercheurs qui ont tenté de percer les mystères de cette grotte que seuls le temps et la nature détiennent. La grotte a été par la suite abandonnée jusqu’en 1975, où sa gestion a été confiée au Parc national de Taza (PNT) qui l’a ouverte aux visiteurs, s’ajoutant ainsi aux rares sites touristiques que possédait Jijel à cette époque-là. Le visiteur qui entre pour la première fois dans la grotte, est surpris par la fraîcheur dégagée en été comme en hiver. En effet, la température qui atteint 18°C avec un taux d’humidité de 80%, est la même durant les quatre saisons.

Le tour du monde en… 15 minutes
En entamant une tournée dans ce joyau sou-terrain, le visiteur se retrouve face aux différentes formes qui ont fait de cette grotte une véritable merveille. Voilà un pied de chameau qui nous fait voyager au Sahara, ici on a la tour de Pise qui nous fait penser à l’Italie, non loin on retrouve Paris et sa célèbre tour Eiffel. Le visiteur aura donc l’impression de faire un voyage spécial découverte du monde. Plus loin, s’ajoute au décor un sublime tableau qui replonge le visiteur dans sa tendre enfance. Ce dernier est stupéfait par une femme qui allaite son bébé avec affection. Une image que tous les visiteurs n’ont pu immortaliser puisque les flashs des appareils photo — qui dégagent une certaine lumière — sont interdits. Selon le guide de la grotte, les appareils photo et les portables ne font que participer à la dégradation de ce monument naturel que Dame Nature nous offre. D’autres formes, aussi impressionnantes les unes que les autres, se présentent comme des statues décorant les grands châteaux des siècles passés. On retrouve alors les trois singes qui représentent toute cette portion du littoral entre Jijel et Béjaïa, connue pour les singes magots ; plus loin, on retrouve un lion, puis la Coupe du monde qui est souvent montrée du doigt par les jeunes qui aiment le foot. En marchant à petits pas, en faisant attention à ne pas faire de bruit, une musique douce parvient à l’oreille du visiteur comme pour lui dire que Dame Nature est à l’intérieur même de la grotte pour protéger son trésor. Le son cristallin des petites gouttes d’eau calcaire qui forment les stalactites et stalagmites éveille la curiosité de tous les visiteurs. À la sortie, et même si la visite ne dépasse pas les 15 minutes, on a souvent l’impression d’avoir fait un long voyage émaillé d’aventures et de découvertes. C’est d’ailleurs cela qui fait la magie de cet endroit !

L’aventure interminable
Une fois sortis, les groupes de visiteurs se retrouvent entre la grande bleue, la verdure des montagnes et le lac des grottes, à une hauteur de près de 30 m. Pour clôturer leur petit voyage, certains se dirigent sous le pont, près de l’oued, où l’on retrouve un autre décor complètement différent du précédent. D’autres, qui connaissent bien les lieux, entament une nouvelle aventure en marchant à pied tout le long de la rivière pour découvrir des paysages extraordinaires en plein milieu d’une nature sauvage. Certains passent des heures, voire toute la journée, à écouter le bruit de l’eau qui coule en cascade, accompagné du murmure des buissons secoués par une brise venant directement de la plage et le chant des oiseaux qui viennent apaiser leur soif. S’ajoute à cela l’omniprésence des singes magots qui attirent l’attention des visiteurs par leurs acrobaties. Cependant, ce paradis naturel considéré comme l’emblème de l’antique Igilgili doit être préservé et faire l’objet d’une attention particulière tout en interdisant l’introduction de la main de l’homme qui détruira sans aucun doute tout ce que Dame Nature a réalisé durant des siècles.


R. M.  

 


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