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#LibertéVENDREDI

Les autres anonymos...

Daft Punk ©D.R.

Ornements, masques appelons-le comme on veut, c’est la TENDANCE. Beaucoup d’artistes se prêtent au jeu. Rester anonyme en se cachant le minois peut faire le buzz. Aujourd’hui le masque ne représente pas seulement les super héros mais une autre tranche de la société tout aussi héroïque.

Ils sont nombreux et pour des raisons différentes, certains veulent divulguer l’art sans l’image de prestige qui va avec, le but étant de transmettre leur traduction des phénomènes de la vie quotidienne et leur ressentis  à travers la musique ou l’art graphique tout en ayant l’esprit créatif témoignage de leur génie. D’autres suivent la tendance ou dans un but purement commercial.

Les DUFT PUNK s’accommodent parfaitement avec l’électro, leurs masques renvoient à une image très mystérieuse et leur volonté de cacher leurs visages est recherchée, ces derniers poussent le mystère très loin, à tel point qu’il est dit qu’un fun les a abordé sans les reconnaitre et a essayé de leur vendre un billet de leur propre concert, drôle de situation !

D’un tout autre genre SIA de son vrai nom « Sia Kate Isobelle Furler » entreprend ses concerts et enregistrements coiffée d’une perruque cachant ainsi ses yeux, elle collabore avec la talentueuse danseuse Maddie Ziegler qui joue le jeu  en remplaçant SIA, autant dire que c’est la marque de fabrique de la chanteuse , invitée de l’émission  The Late Show de James Cordon , ce dernier curieux lui demande la raison pour laquelle elle se cache le visage , cette dernière répond : J’étais alcoo­lique et je me droguais, et puis je suis deve­nue sobre.” Depuis quelques années la chanteuse commence à se faire connaitre, elle prend peur, “c’était très pertur­bant”, elle refuse la noto­riété, et pour ne pas abandonner la musique, elle imagine ce qui pour­rait la distin­guer tout en la proté­geant: “Le mystère’’.

Les GORILLAZ, un groupe mythique qui a vu défilé plus de 14 membres aujourd’hui 7 d’entre eux sont toujours dans le domaine, ici nous ne parlons pas de masque ni d’accoutrements en effet Gorrilaz c’est du fictif, on affiche des personnages animés, l’intérêt premier des initiateurs de ce projet à savoir  Damon Albar et Jamie Hawlett est justement d’insister sur la diffusion de l’art et de faire abstraction de ce qu’on appelle le « star-système » tant recherché par beaucoup d’artistes évoluant sur la scène musicale aujourd’hui. 

 

©D.R.

Il n’y a pas que la musique qui se trouve touchée par ce phénomène, l’art graphique aussi, GULLY un artiste français qui se reconverti au dessin sur toile après avoir tant œuvré dans le graffiti, relate son dévouement à l’art, ses tableaux racontent un vécu et des histoires, tout droit sorties de sa vie ou de son imaginaire, il rend hommage à plusieurs icones de l’art dont Van Gogh, Seurat, Warhol, Basquiat, Calder, Remington, ils se rencontrent tous le temps d’un instant marqué par cet artiste au talent fou.

Dans une interview accordée au magazine Kering, intitulée portrait de l’artiste en Homme anonyme   GULLY raconte le passage du graffiti à la toile et comment il a réussi à garder l’anonymat malgré son succès  enregistré depuis quelque années : « Sûrement parce que j’ai appris dans le graffiti que c’est le meilleur moyen de me protéger de beaucoup de choses. Mon ego et mon besoin de reconnaissance sont bels et bien présents mais s’assouvissent par la reconnaissance de mon travail et non par la réception du public de mon physique, la manière dont je m’habille ou mes excès en boîtes de nuit huppées de la capitale. J’ai besoin de ce calme pour rester concentré sur mon œuvre, et ne pas me laisser entrainer dans des guerres de chapelle de jaloux ou d’envieux. Et puis parce que j’aime m’inspirer et m’imprégner de lieux, ou encore de mes expos, j’aime entendre ce que les gens disent sans qu’ils se soucient de ma présence. »

Au final, nous nous retrouvons face à une discipline qui sollicite tous les sens, une discipline avec une portée énorme et qui a réussi à bercer des générations, artistes anonymes ou pas du moment qu’ils apportent ce PLUS à la société, et qu’ils s’engagent à le faire pour les bonnes raisons , nous en pouvons qu’être heureux, à leur manière, ils relatent la vie et réinterprètent ses moments forts. Tachons de garder l’essentiel et d’apprécier l’art sous toutes ses formes et dans tous ses aspects!

Mira. S

NOMAD(EPAU)/Rédaction Numérique de "Liberté"

Références :

http://www.kering.com/fr/magazine/portrait-de-lartiste-en-homme-anonyme

http://www.godzilist.com

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