Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Foot / Omnisports

Handball : 22e édition du championnat d’Afrique seniors dames

La rançon du bricolage !

©D. R.

Force est de constater que la petite balle ronde DZ ne fait plus le poids au niveau continental. C’est un constat amer pour cette discipline qui jadis était le porte-flambeau et la fierté de tous les Algériens. Ces dernières années, le handball algérien a marqué le pas au niveau africain et cela est le cas pour les deux sélections masculine et féminine, laissant des nations qui ne sont pas spécialistes de ce sport prendre le dessus et parvenir même à nous battre par des scores lourds ! Il faut dire que la participation de l’équipe nationale féminine au championnat d’Afrique des nations en Angola a été un vrai fiasco.
À vrai dire, sur les trois rencontres disputées dans la phase de poules, les coéquipières de Tizi n’en ont récolté aucun point ! Pis encore, les capés du Franco-Bosnien Zuzo Semir ont été battus par des nations moins huppées que la nôtre, à l’image de la Guinée et du Congo, pour dire que cette équipe nationale qui s’est présentée en Angola est une équipe sans âme.
Arriver à ne pas assurer trois passes de suite est une honte pour la petite balle ronde qui était dans un passé proche la fierté de tous les Algériens, et le soutien du public algérien lors de la CAN-2014 qui s’est tenue à Alger en est le parfait témoin de l’amour porté par les Algériens au handball qui est considéré comme le sport n°2 au pays, après bien sur le sport roi, le football. Pour ce qui est de ces championnats d’Afrique, on savait tous que l’objectif assigné à nos dames n’est pas de remporter le titre africain mais essayer au moins de finir parmi les quatre premières nations afin de garantir une place au Mondial 2017 en Allemagne, mais les trois défaites du premier tour, face respectivement à la Guinée (24-17), au Congo (25-19) et au champion d’Afrique, la Tunisie (27-21), ont fait que notre sélection féminine est tombée en quart de finale sur le premier de l’autre groupe (A) en l’occurrence l’Angola (11 titres continentaux).
Une mission tout simplement impossible face aux Angolaises qui veulent récupérer leur bien après avoir cédé leur titre africain au profit des Tunisiennes lors de l’édition d’Alger.
L’échec du handball féminin vient s’ajouter à l’échec cuisant de l’équipe nationale seniors messieurs champions d’Afrique 2014, lorsque les coéquipiers d’Anis Zaamoum ne sont pas parvenus à se qualifier au Mondial 2017 qui se tiendra en France après leur 4e place à la CAN 2016 en Égypte, alors que le sept national prenait part régulièrement à cet événement mondial. En outre, l’Algérie avait joué hier soir la solide équipe de l’Angola. Les joueuses de Suso n’avaient aucune chance face aux Angolaises.
Du coup, l’EN va terminer à la 7e ou 8e place après avoir terminé la précédente édition en 4e position. Une vraie dégringolade pour le handball féminin.
La premier responsable de cette descente aux enfers du handball algérien est sans aucun doute la Fédération algérienne de handball (FAHB).
La politique et la gestion de la FAHB laissent à désirer depuis 2012. La préparation des équipes nationales avant chaque échéance n’est pas étudiée, le championnat national d’excellence (dames et messieurs) n’a plus le niveau d’avant ; des problèmes internes influent négativement sur le niveau des clubs et par conséquent sur le niveau du championnat national. Une sélection nationale dames est restée sans entraîneur depuis presque deux ans, puisque la FAHB a jugé utile de désigner Zuzo Semir à la tête de l’EN depuis un mois et demi seulement, soit à la veille d’un important tournoi comme la CAN 2016. Une équipe nationale seniors messieurs qui est sans sélectionneur également après le départ de Salah Bouchekriou à une année seulement de la CAN 2018 au Gabon !
Tous ces paramètres ont fait que le handball algérien arrive à une bassesse sans précédente. Au rythme où vont les choses, vivement le changement à la tête de l’instance fédérale avec l’arrivée d’un nouveau bureau après l’expiration du mandat olympique en mars 2017.
Espérons seulement que les nouveaux décideurs de la FAHB seront meilleurs que leurs prédécesseurs, des gens qui veulent aller de l’avant et faire renaître la petite balle de ses cendres ! C’est tout le mal qu’on souhaite à cette discipline qui a tant donné au peuple algérien…

S. M.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER