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Foot / Omnisports

Construction des nouvelles infrastructures sportives

Ould Ali critique “les retards dans les délais de livraison”

© D.R.

Face aux critiques concernant les retards criants dans la réalisation des infrastructures sportives, notamment les stades de football, le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, a insisté samedi à Constantine sur le respect des délais de livraison de plusieurs infrastructures relevant de son département, exhortant les entreprises à renforcer leurs chantiers afin de rattraper les retards. “Les entreprises réalisatrices de ces projets doivent faire l’effort nécessaire et renforcer leurs chantiers en y injectant plus de moyens humains et matériels, et en modifiant leur mécanisme de gestion”, a déclaré M. Ould Ali lors de son passage au chantier de réhabilitation de la salle omnisports de la cité Fadéla-Saâdane, au cours d’une visite d’inspection dans la wilaya. Cependant, El Hadi Ould Ali ne dit pas si des mesures seront prises si les retards de réalisation se poursuivent sachant que des stades comme ceux de Tizi Ouzou, Douéra, Baraki ou Oran, enregistrent des retards inconcevables. Relancés au mois de mars 2016, les travaux du nouveau stade de Douéra peinent à avancer. Preuve à l’appui : le taux de réalisation de ce chantier n’atteint même pas les 12%. Le stade n’a pas encore pris forme alors que l’entame des travaux a débuté en 2009. 8 ans après, le chantier n’a pas avancé d’un iota. Pourtant, le ministre de la Jeunesse et des Sports El Hadi Ould Ali avait annoncé la reprise des travaux après trois ans et demi à l’arrêt en raison de différents problèmes. Il avait indiqué que tous les problèmes avaient été résolus. Une année après, une simple virée au chantier situé à l’entrée de la ville de Douéra nous renseigne un peu mieux sur la situation actuelle auquel la nouvelle enceinte sportive se trouve. Sur place, aucune structure de gradins ou autre n’est observée. Le constat est sans équivoque : Douéra est très en retard par rapport à d’autres stades, à l’image de Baraki ou encore Oran. L’enceinte sportive de Douéra, implantée sur une superficie globale de 38,3 hectares d’une capacité de 40 000 places, peine encore à sortir de terre. Cependant, les pouvoirs publics affirment que l’ensemble des problèmes ont été réglés. Et on se demande les raisons de ce retard occasionné qui risque bel et bien de retarder l’achèvement des travaux ? Cet état de fait trouve une explication : “Les études n’ont pas été réalisées de manière efficace, notamment celle ayant trait à la qualité du sol. C’est ce qui a fait que le stade peine à se faire une silhouette externe”, dira une source proche du dossier. En effet, la qualité du sol a rendu les travaux complexes d’où la nécessité d’implanter des pieux forés (environ 1000) à des profondeurs de 100 mètres, et ce, en vue de renforcer la structure. Ce n’est pas tout. Les effectifs présents sur place quotidiennement est infirme pour faire avancer les choses. On parle d’un effectif de 30 personnes alors que l’entreprise chargé de réalisation devrait porter ce nombre à 300, voire 400 ouvriers sur site. Inscrit en 2004, ce projet ne verra pas le jour jusqu’au 13 décembre 2009 en raison d’un problème de changement d’assiette ayant causé cinq ans de retard pour entamer les travaux. L’entreprise réalisatrice, qui n’est autre que la société chinoise ZCIGC (Zhejiang Construction Investment Group Corporation), a promis d’achever l’œuvre en 2015. Promesse non tenue à cause de différents soucis d’ordre administratif. S’ensuivra un problème financier énorme ayant causé l'immobilisation du matériel et des équipements pendant plus de trois ans et demi. Ce souci d’ordre pécuniaire avait été solutionné en début d’année. En effet, l’entreprise chinoise avait exigé au préalable une réparation financière de 44% du montant initial du marché en raison du retard. Cette exigence a été revue à la baisse puisque les deux parties s’étaient mis d’accord sur une simple actualisation du marché. Pour le projet du nouveau stade de Baraki, inscrit en 2004 pour un budget d’environ 11 milliards de dinars, rallongé par la suite à 20,706 milliards de dinars, les travaux ont été entamés en 2009. L’ouvrage devait être réceptionné en 2015. Il n’en demeure pas moins que des contraintes se sont posées, empêchant la société chinoise CRCEG (China Railway Construction Engineering Group) de respecter les engagements donnés pour la livraison du chantier. Il y a une année, le ministre de la Jeunesse et des Sports a inspecté le chantier. Il a alors annoncé que “le stade de Baraki sera réceptionné en juin 2017 et sa mise en service se fera en novembre de la même année”. Visiblement, il ne sera pas réceptionné à temps. Lancé officiellement en 2000, le projet du nouveau stade de Tizi Ouzou n’a debuté qu’en 2010. Sept ans après, le stade n’est toujours pas réceptionné, il faudra sans doute attendre la fin 2018.


N. A.


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