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Foot / Omnisports

Benali Fatma-Zohra (Pilote algérienne) à “Liberté” :

“Très heureuse de représenter l’Algérie à ce rallye”

Benali Fatma-Zohra est une Algérienne passionnée par le monde de l’automobile et des sports mécaniques. Elle a pris part au rallye Chalenge Sahari International. Elle nous raconte son expérience et ses débuts dans le monde du sport mécanique…

Liberté : Qui est Fatma-Zohra Benali ?
Benali Fatma-Zohra : Je suis une maman de 3 enfants, fonctionnaire de 42 ans à Algérie Poste. Pilote depuis quatre années. C’est une passion pour moi, puisque depuis mon enfance, j’étais très attirée par les voitures et le rallye. D’ailleurs, j’ai commencé à conduire les voitures de mon père à partir de dix-huit ans, et des fois sans qu’il le sache. Mais la vraie aventure a commencé en 2010 lorsque j’ai pris la décision de devenir pilote professionnelle, même si les débuts n’ont pas été faciles pour moi, surtout avec notre société ; mais j’étais animée d’une grande volonté pour faire ce que je désirais depuis mon enfance.

Racontez-nous vos débuts dans ce sport généralement réservé aux hommes ?
L’idée m’a taraudé l’esprit en 2010, où j’ai vu sur la télé un reportage sur le rallye des Colombes, qui est un rallye international  féminin organisé par la Fédération algérienne des sports mécaniques (FASM). Je me suis dit pourquoi ne pas tenter cette expérience puisqu’il y a des femmes algériennes. On m’a dirigée vers le siège de la FASM, au Télemly, où ils m’ont accueillie à bras ouverts et on m’a inscrit dans un club, et c’est depuis 2011 que je suis pilote. Au début, j’ai commencé avec ma voiture, la Nissan Micra, ensuite je louais des voitures, jusqu’au jour ou Renault m’a proposé un partenariat. Et c’est de là qu’est venue l’idée de nous prendre en charge avec mes deux coéquipières par la société française et de piloter une voiture de la marque. D’ailleurs, même les équipements du rallye, qui sont parfois trois fois plus chers que la voiture elle-même, sont assurés par cette même société. Durant les rallyes je travaille comme co-pilote avec Djazzia Kheddam ; et lors des rallyes mixtes, je travaille avec le pilote Brahim Hamitouche, champion d’Algérie à la spécialité de la Régularité-2014. D’ailleurs, c’était le dernier championnat, puisqu’il n’y a pas eu de championnat depuis 2014.

Sinon, avez-vous pris part à des rallyes à l’étranger ?
Malheureusement non, il te faut déjà une autorisation de la fédération ; pour le moment, on ne participe pas à des rallyes Régularité à l’étranger ; je ne sais pas pourquoi mais bon, espérons qu’on le fera à l’avenir Inchallah. Les meilleurs pilotes y participent, donc, c’est dans ce genre de compétition qu’on va acquérir de l’expérience et pouvoir se hisser au haut niveau.

Vous avez pris part au rallye d’Algérie alors que votre spécialité Régularité n’est pas dans le programme ?
Comme la spécialité de la Régularité a été annulée à la dernière minute, je ne voulais pas rater l’occasion de participer à ce rallye et me frotter à des pilotes expérimentés, c’est pour cette raison que j’ai insisté pour y participer. Et c’est dans cette optique qu’ils m’ont choisie comme co-pilote du conducteur de l’ES Ben Aknoun, Hamitouche, sur la Dacia Duster de Renault.  Comme première expérience au raid, ça a marché plutôt bien pour nous, on se débrouille pas mal. En fait, l’objectif de cette participation est de prendre de l’expérience pour les prochaines éditions.
 
Justement, comment avez-vous trouvé le niveau du rallye cette année ?
Par rapport à la dernière édition, il y a eu une nette amélioration. L’année dernière, plusieurs  défaillances ont été enregistrées, les moyens existaient, mais il y avait un manque sur le plan technique : mais c’était la première édition depuis le célèbre Paris-Dakar, donc, les organisateurs manquaient d’expérience, ce qui explique tout.
Cette année, avec l’apport d’une société algéro-italienne qui s’occupe du domaine technique, le rallye est bien meilleur, et ce sur tous les plans. Maintenant que j’ai pris part à ce rallye d’Algérie dans sa deuxième édition, je tacherai d’y participer plus souvent, et pourquoi pas participer au Rallye d’Algérie en tant que pilote, c‘est mon objectif.

Vous faites partie des quatre femmes qui ont participé à ce Rallye d’Algérie dont deux Algériennes, c’est une fierté pour vous n’est- ce-pas ?
Effectivement, deux Espagnoles ont pris part au rallye, Madame Djayab aussi a pris part à ce Rallye d’Algérie avec son mari comme co-pilote et bien sûr moi-même. Je pense que pour cette dernière, elle est toujours bien classée en national ; elle fait le rallye de côte, donc c’est une pilote assez expérimentée. J’espère que l’année prochaine, il y aura plus de femmes que cette fois-ci, notamment des Algériennes.
Les sports mécaniques sont un sport extrême, mais n’empêche, plusieurs femmes voulaient prendre part au Rallye d’Algérie, mais faute de moyens, elles ne sont pas venues.

Entretien réalisé par : Sofiane M.


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