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Foot / Omnisports

Handisport-athlétisme

Une championne d’Algérie du sprint livrée à elle-même à Chlef

Elle a remporté plusieurs fois le titre de champion d’Algérie de sprint d’athlétisme handisport. Elle est originaire de la commune de Tadjena (nord-est du chef-lieu de la wilaya de Chlef) et elle aime l’athlétisme jusqu’à l’os. Une discipline qu’elle pratique toujours malgré le manque cruel notamment en matière de prise en charge à tous les niveaux. Il s’agit de l’athlète Fatiha Zeboudji, qui s’est maintes fois distinguée en remportant les 100, 200 et 400 m lors des championnats d’Algérie handisport d’athlétisme qui se sont déroulés à Alger en mai dernier.
En évoquant et en énumérant les difficultés colossales qu’elle rencontre en tant qu’athlète à besoins spécifiques, notre championne ne pouvait contenir ses larmes. Elle raconte avec peine et douleur le calvaire qu’elle ne cesse de vivre : “Je fais partie de l’effectif du grand club Groupement sportif pétrolier depuis 2008. Avec cette association, j’ai remporté pas mal de titres comme l’attestent ces diplômes qui m’ont été remis après chaque victoire. On ne me convoque que lorsqu’une quelconque compétition est programmée. Le reste de l’année, je suis livrée à moi-même. Je m’entraîne quotidiennement, ici à Chlef, seule et en l’absence de moyens. Ni équipement, ni restauration, ni encore suivi médical, étant donné que mon pied commence à me faire mal. Quant au programme d’entraînement que je suis bi-quotidiennement durant toute la semaine, excepté les week-ends, à titre individuel, et qui exige de moi beaucoup d’efforts, il m’est établi périodiquement par des bénévoles. Actuellement, je suis hébergée provisoirement à l’auberge de la jeunesse de Chlef, car je ne peux aller à Tadjena après chaque entraînement. Et dans la plupart des cas, je ne mange même pas, faute de moyens financiers, bien que je doive récupérer après chaque effort que je déploie durant chaque séance d’entraînement.” “Je voulais parler au ministre de la Jeunesse et des Sports lors de sa récente visite à Chlef, mais on m’a empêchée de le faire !”, raconte Fatiha Zeboudji, qui rêve d’une prise en charge qui lui permet, sans aucun doute, d’améliorer ses capacités physiques et sportives d’une part et d’autre part lui faire oublier son handicap.

AHMED CHENAOUI


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