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L’Algérie profonde / Ouest

On divorce de plus en plus à Relizane

1 112 cas enregistrés au 31 juillet 2018

Les enfants, victimes collatérales du divorce. ©D. R.

Un mariage sur cinq est un échec, précise un imam d’une mosquée du centre-ville.

On divorce de plus en plus à Relizane. Un constat auquel adhèrent toutes les parties concernées par l’acte de mariage, à savoir les services de la justice, des affaires religieuses et ceux des collectivités locales. En effet, un mariage sur cinq se termine souvent par un divorce, précise un imam d’une mosquée du centre-ville. Il ira jusqu’à dire que Relizane est parmi les dix premières wilayas, en termes de divorce, à l’échelle nationale. À titre indicatif, 1 112 cas de divorce ont été enregistrés du 1er janvier au 31 juillet 2018 contre 1593 en 2017. Un chiffre qui en dit long sur les proportions qu’a prises le phénomène ces dernières années dans la wilaya de Relizane. Et si la période estivale est celle des cérémonies de mariage, elle est aussi celle des divorces, affirme notre interlocuteur. On se marie en été et on divorce en hiver, a-t-il tenu à ironiser. Selon lui, la maturité du couple est mise en cause dans ces affaires de divorce. D’où l’appel lancé par certaines associations à mettre à la disposition des jeunes couples des conseillers conjugaux dont la mission principale serait d’expliquer les “enjeux” de la responsabilité familiale. Une proposition partagée par l’ensemble de la corporation des imams, avance notre vis-à-vis. Et d’ajouter que si on a certainement le droit de divorcer, on est également en droit de respecter les principes de cette union sacrée qu’est le mariage. Celui-ci est fait pour durer, n’est-ce pas ? Malheureusement, au regard des chiffres précités, les choses semblent emprunter la voie de la rupture de la relation conjugale. Une rupture synonyme de beaucoup de conséquences néfastes sur la cellule familiale et sur la société. Un divorce a certainement un coût que toute une société finira par assumer, explique A. H., enseignant universitaire, spécialiste en sociologie. Et ce sont les enfants, beaucoup plus, qui subissent, selon lui, les effets de ces divorces. Il poursuit dans cet ordre d’idées en affirmant que ces divorces sont souvent provoqués par des parents qui ne se soucient guère, ou rarement, de la gravité de la situation laissée suite à leur séparation. Un divorce est généralement suivi d’un drame familial dans tous les sens du terme, déplore-t-il. La scolarité d’un enfant est perturbée inéluctablement par le divorce des parents, s’accordent à dire les spécialistes. De l’avis du sociologue, avant d’arriver au divorce, il faudrait passer par les voies de la réconciliation dictées par notre religion et par les textes en vigueur. Que cette “voix” soit entendue par tous les cas en instance de divorce.

E. Yacine



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