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L’ALGÉRIE PROFONDE / Ouest

Tribunal criminel de Sidi Bel-Abbès

12 ans de prison ferme pour homicide

Les avocats de la défense ont réclamé la requalification des faits en “homicide volontaire”. © D.R.

La genèse de cette affaire remonte à la nuit du 15 janvier 2017, lors d’une rixe qui a éclaté entre M. M. A., et la victime H. B., âgée de 29 ans, à l’intérieur d’un bar sis au centre-ville.

Douze et huit ans de prison ferme, tel est le verdict rendu lundi par le tribunal criminel près la cour de Sidi Bel-Abbès à l'encontre de M. M. A., et Y. I., âgés respectivement de 28 et 32 ans, pour homicide volontaire avec préméditation pour le premier et non-dénonciation de crime et destruction des traces de crime en vue d’entraver le fonctionnement de la justice. Les trois autres mis en cause, absents lors de cette audience (H. B., M. L. et L. Y.), appelés à comparaître, ont écopé d’une peine par défaut de trois ans ferme assortie d’une amende de 10 000 DA chacun.
La genèse de cette affaire, selon le renvoi de la cour émanant de la chambre d'accusation, remonte à la nuit du 15 janvier 2017, lors d’une rixe qui a éclaté entre M. M. A., et la victime H. B., âgée de 29 ans, à l’intérieur d’un bar du centre-ville de Sidi Bel-Abbès. Les esprits embrumés par l'alcool se sont dès lors rapidement échauffés. Dans la foulée de la rixe, M. M. A. se saisit d’un couteau de marque Okabi et assène un coup à H. B. à l’abdomen. Sérieusement atteinte, la victime a été évacuée en extrême urgence vers les UMC du CHU Abdelkader-Hassani à bord d’un véhicule, où elle succomba à ses blessures vers 22h. À la barre, le prévenu a d’emblée reconnu les faits qui lui sont reprochés, mais déclare avoir riposté suite à l’agression dont il a été victime de la part de H. B. qui l’aurait frappé à l’aide d’une bouteille à la tête. “J’étais seul, mais mon agresseur était assisté par les trois videurs du bar et ils sont témoins de tout ce qui s’est passé.”
Relayé par sa petite amie Y. I., serveuse de son état et qui était présente au moment des faits derrière le comptoir, celle-ci a affirmé que le crime a bel et bien eu lieu à l’intérieur du bar en présence des videurs et non à l’extérieur, mais elle a nié les faits qui lui sont reprochés.
Toutefois, les arguments des deux accusés n'ont pas convaincu le représentant du ministère public, qui, à l'issue de son réquisitoire, a requis la peine capitale pour M.M. A., et deux ans de prison ferme assortie de 10 000 DA à l’encontre de Y. I.
Les avocats de la défense qui se sont succédé aux plaidoiries ont réclamé la requalification des faits en homicide volontaire et non avec préméditation pour M. M. A. et l'acquittement pour Y. I.


A. BOUSMAHA

 


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