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L’Algérie profonde / Ouest

Femmes victimes de violences

Aïn Témouchent et Oran, wilayas témoins

De plus en plus de femmes endurent des violences. ©D. R.

L’association nationale Femmes en communication fait le point et présente son projet de prise charge des femmes violentées.

L’association nationale Femmes en communication, présidée par Nafissa Lahrache, militante de la cause féminine, a présenté, samedi dernier, à Béni Saf, son programme d’action ainsi que le projet d’ouverture d’un centre d’accueil et d’hébergement des femmes victimes de violence avec le soutien financier de l’Union européenne à travers l’Institut européen de la Méditerranée, la fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée et le ministère des Affaires étrangères et du Développement international. En effet, faute d’une structure qui puisse abriter ce centre à Oran, il sera transféré à Béni Saf grâce à la Fondation algérienne pour la sauvegarde des droits de l’enfant (FASDE) et à sa présidente, Ouhassine Karima. Devant un parterre composé des représentants des services de la Sûreté nationale, de la DAS, des élus locaux, du corps enseignant ainsi que les représentants de la société civile qui militent pour les droits de la femme et de l’enfance, Mme Lahrache s’est étalée sur le projet de terrain mené depuis 2016 par son association dans les wilayas d’Oran et de Aïn Témouchent au profit des femmes victimes de violence. Une étude qui se base sur trois axes que sont les élus, les médias, les organismes et institutions étatiques ainsi que la société civile et “dont l’objectif premier est de protéger la femme victime de violence du danger de la rue et les conséquences sont connues”, a-t-elle précisé. De son côté, Naïma Boucetta, chef de service de la protection de l’enfance auprès de la Sûreté de la wilaya, a fait état de l’introduction de deux nouveaux concepts venant enrichir le type des violences. Il s’agit de la violence économique (salaire, héritage, etc.) et la violence via les réseaux sociaux. Mme Ouhassine, présidente de la FASDE et membre actif au sein de l’association Femmes en communication, a présenté la situation des 25 femmes victimes de violence qui sont hébergées au centre en question depuis le début de l’année au 14 juillet dernier qui a englouti la bagatelle de plus de 84 millions de centimes. Sur les 25 cas qui ont été orientés par le bureau d’Oran, 17 femmes sont issues des villes et 5 autres venues des villages. Le point positif de cette rencontre, c’est que le tabou vient d’être brisé avec cette prise de conscience selon laquelle le silence favorise la violence au vu des statistiques présentées par la représentante de la direction sociale (DAS) de la wilaya de Aïn Témouchent, qui fait état de 29 cas de femmes violentées enregistrés au cours du premier semestre 2017. À l’issue de cette rencontre, 4 recommandations ont été retenues dont celle ayant trait au rôle du secteur de l’éducation dans cette lutte contre la violence faite aux femmes en inculquant à l’enfant la culture de la non-violence, à la responsabilité de l’État dans la prise en charge sociale de la femme victime et de l’époux violent sur le plan psychologique.

M. LARADJ


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