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L’Algérie profonde / Ouest

Secteur du BTPH à Relizane

Déficit en main-d’œuvre

Les chantiers stagnent faute de main-d’œuvre. ©D. R.

Des entrepreneurs et des artisans nous affirment qu’ils se mettent, quotidiennement, à la recherche de cette “denrée rare” qu’est devenu le simple “manœuvre”.

La devise “Lorsque le bâtiment va, tout va” s’applique à Relizane. Les promoteurs immobiliers, dans cette ville, se comptent par dizaines. Les immeubles en chantiers aussi. Sauf que les délais de construction ne vont pas aussi vite que les maîtres d’ouvrages l’espèrent. Il y a une raison à cela, et celle-ci n’a rien à voir avec une quelconque lourdeur administrative ou un problème d’encaissement.
C’est tout simplement un manque de main-d’œuvre non qualifiée. Or, chacun sait que les chantiers ont surtout besoin de gros bras, car les maçons, les électriciens en bâtiment et les plombiers, la wilaya en dispose et largement.
Par contre, les manœuvres, c'est-à-dire tous ces auxiliaires de la construction n’ayant aucune qualification, il en manque et même douloureusement.
Des entrepreneurs et des artisans nous affirment qu’ils se mettent, quotidiennement à la recherche de cette “denrée rare” qu’est devenu le simple manœuvre.
Ils proposent ainsi aux jeunes de les recruter le temps d’un chantier en leur offrant une paie forfaitaire calculée à la journée (600DA) assortie d’une inscription à l’assurance durant leur période de travail.
La plupart de ces jeunes déclinent cette offre, nous a-t-on dit, et expliquent leur refus par le fait qu’ils ne veulent pas avoir des mains calleuses, préférant le circuit informel et l’argent facile. Certains promoteurs se  tournent alors vers ceux qu’on appelle aujourd’hui les “Blacks”, de plus en plus nombreux à faire halte dans notre pays, espérant gagner un petit peu d’argent leur permettant de poursuivre leur aventure vers “l’eldorado européen”. Ces catégories de personnes aiment bien se salir les mains et sont contentes d’être payées à 600 DA la journée.
Il y a, cependant, un problème, et il est incontournable, celui de l’interdiction de faire travailler les étrangers en situation irrégulière. Certains promoteurs bravant l’interdit se sont vu infliger des amendes sévères. Pendant ce temps, les chantiers tournent cahin-caha.
Lorsqu’on voit ceux pris par les Chinois avancer à un rythme plus que satisfaisant, cela se passe tout simplement de commentaire.

E. Yacine


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