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L’Algérie profonde / Ouest

Accusés de trafic de drogue à oran

Deux dealers condamnés à 20 ans de réclusion

Les deux mis en cause transportaient pas moins de 865 kg de résine de cannabis. © D.R.

Selon l’acte d’accusation, les deux hommes ont convoyé la marchandise prohibée à bord d’un camion depuis la wilaya de Saïda jusqu’à Ghazaouet (wilaya de Tlemcen).

A. Djamaleddine, commerçant de matériaux de construction à Sétif, et Gh. Rabah, revendeur d’accessoires automobiles dans la même wilaya, viennent d’être condamnés par le tribunal criminel d’Oran à 20 ans de réclusion pour trafic de drogue portant sur la quantité de 865 kg de résine de cannabis. Selon l’acte d’accusation, les deux hommes ont convoyé la marchandise prohibée à bord d’un camion depuis la wilaya de Saïda jusqu’à Ghazaouet (wilaya de Tlemcen), où les agents de la sécurité militaire, qui agissaient sur renseignements, les ont interpellés alors qu’ils se trouvaient dans un hôtel. Interrogés, les suspects évoquent un certain B. Issam qui leur aurait demandé de conduire le camion où il devait être revendu, mais l’enquête a déterminé que le véhicule lourd n’était enregistré nulle part et que le présumé Issam n’avait pas d’existence.
À la barre, A. Djamaleddine, 33 ans, a nié avoir eu connaissance de la présence de la drogue dans le camion. “Rabah m’a demandé de l’accompagner à Saïda où un camion était en panne afin de le conduire à Ghazaouet, mais il n’a jamais été question de drogue”, a-t-il tenté de se défendre devant la cour. Dubitative, la présidente d’audience s’est demandée pourquoi il a fait 750 km pour dépanner un véhicule alors qu’il n’était pas mécanicien, et pourquoi le présumé B. Issam ne s’est pas plutôt contenté de solliciter un mécanicien à Saïda même. Ce que l’accusé n’a pas pu expliquer en rappelant avoir uniquement accepté de rendre un service à son voisin Rabah. Lequel Rabah, 43 ans, a confirmé les propos de son co-accusé en affirmant avoir été contacté par Issam qui lui a demandé de convoyer le camion de la ville des Eaux à Ghazaouet. “Je n’étais pas au courant qu’il y avait du kif à l’intérieur du camion”, a-t-il soutenu en niant appartenir à un quelconque réseau de trafic de drogue. Dans son réquisitoire, le ministère public a affirmé que les preuves contenues dans le dossier d’accusation sont accablantes pour les inculpés, qu’elles démontraient qu’ils faisaient partie d’un réseau d’importation et de commercialisation de drogue et que l’opération devait être planifiée de longue date. Et compte tenu de la gravité des faits et de la quantité saisie, il a requis la prison à perpétuité.
Les avocats de la défense, eux, ont plaidé l’acquittement pur et simple de leurs clients en raison de l’absence de preuves concrètes les incriminant. “Aucun élément matériel ne démontre que les accusés savaient qu’il y avait de la drogue dans le camion, et ils n’ont pas été arrêtés en sa possession à proprement parler. Comment être certain du contraire ?”, ont-ils notamment argué en soutenant que Djamaleddine et Rabah ont été manipulés par B. Issam et ses complices. L’un des avocats est allé plus loin en remettant en question un certain nombre de procédures suivies par les éléments de la sécurité militaire. “Pourquoi n’ont-ils pas perquisitionné le camion en présence des suspects ? Pourquoi les enquêteurs leur ont-ils fait signer dans l’après-midi des PV d’audition de la matinée”, s’est-il interrogé en décrétant l’illégalité d’un certain nombre de procédures de la sécurité militaire. Au retour des délibérations, la cour a déclaré les accusés coupables de trafic de drogue et les a condamnés à 20 ans de réclusion criminelle.                  

Samir Ould Ali

 


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