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L’Algérie profonde / Ouest

GESTION DES DÉCHETS À AÏN TÉMOUCHENT

Enfin le bout du tunnel ?

La gestion des ordures ménagères et des déchets solides, un casse-tête chinois. © D.R.

Une société de droit algérien propose un nouveau mode de collecte efficace et optimal.

La gestion des déchets dans la commune de Aïn Témouchent, au même titre que les autres collectivités locales, a toujours constitué un casse-tête chinois pour les responsables locaux. Les raisons sont multiples. Au manque de savoir-faire et à l’incompétence, il faut ajouter l’insuffisance de moyens humains et matériels qui sont à l’origine du goulet d’étranglement dont souffrent les services communaux qui ont montré leurs limites dans la gestion des ordures ménagères et des déchets solides. Une commune de la taille de Aïn Témouchent, où vivent 100 000 âmes et qui n’a même pas un centre de tri, a besoin d’une nouvelle stratégie de gestion des déchets en y mettant de gros moyens. Au cours de cette semaine,  Hacène Loucheni, gérant associé, et Amina Hadjiat, chargée des relations publiques, deux représentants d’une société de droit algérien du nom d’Algérie Environnement Services (AES), se sont présentés chez le P/APC de Aïn Témouchent pour lui proposer un projet d’association avec une entreprise publique à caractère industriel et commercial (Epic) de collecte des déchets ménagers et de balayage de la voie publique. “C'est un projet ambitieux réalisable mais qui nécessite de la bonne volonté et de la motivation des collectivités territoriales”, nous a indiqué Kacem Abdelmoula, président de la commission d’hygiène et d’environnement auprès de l’APC, qui a assisté à l’entrevue. Le projet en question, rappelons-le, vise à moderniser à court terme la gestion des déchets intégrés du groupement de communes. À cet effet, la société propose un nouveau mode de collecte efficace et optimale, la création de 2 ou 3 déchetteries, celle d'un centre de transfert des déchets, l’introduction d'une collecte sélective des déchets, celle d'une filière de valorisation des déchets et le compostage des déchets. Une aubaine que la municipalité veut saisir au vol. Sauf que la concrétisation de cet ambitieux projet demeure tributaire de Mme la wali qui devra l’avaliser en joignant l’acte à la parole, car il s’agit en fait d’octroyer à cette entité un terrain domanial d’une superficie de deux hectares au moins. “Si ce projet venait à se concrétiser dans la wilaya de Aïn Témouchent, le problème de la gestion des déchets ne se posera plus”, soulignera notre interlocuteur. D’autant plus que parmi les avantages de ce partenariat ou l’actionnariat figurent la création d’emploi vert avec l’intégration de la micro-entreprise créée dans le cadre de l’Ansej qui chôme, le transfert de compétences ainsi que la valorisation de 95% des déchets ménagers et assimilés qui permettra au CET d’avoir une longue durée de vie, dans la mesure où tout est valorisable en amont. Mme Ouinez Labiba, la wali, qui a toujours fait du dossier de l’environnement et de l’hygiène son cheval de bataille depuis sa nomination à la tête de la wilaya de Aïn Témouchent, détient à elle seule la clé de cette concrétisation avec la création de l’Epic et l’affectation d’un terrain industriel dans le cadre de l’investissement pour la création des espaces pour le centre de tri et celui du compostage des déchets, comme cela a été fait pour les centres d’enfouissement technique (CET) au profit de la société mixte qui sera créée entre AEC avec une part de 66% et l’Epic avec une part de 34% qui aura sa propre dénomination. M. Abdelmoula, qui semble déterminé à convaincre Mme la wali sur une telle opportunité, nous apprendra qu’AES gère déjà les mêmes projets à Nice, Cannes (Alpes-maritimes, France) et à Marrakech. “J’ai présenté les deux représentants d’AES au directeur de l’environnement et au SG de wilaya, et je pense que ces derniers ont été convaincus de l’exposé du projet du moment que M. Loucheni et Mme Hadjiat devront y retourner la semaine prochaine pour y rencontrer Mme la wali.” M. Abdelmoula nous précisera que la commune ne dépensera aucun sou, alors qu’AES s’engagera avec ses propres moyens dont des bennes tasseuses d’une capacité de 12 m3 dont le prix pourrait atteindre jusqu’à 100 000 euros. “La gestion des déchets est un métier qui nécessite des compétences et du savoir-faire que les collectivités n’ont pas”, martèlera notre interlocuteur. L’élu, ce technicien qui maîtrise le dossier, semble déterminé plus que jamais pour que le projet voie le jour. “Si la wali donne son aval, ce serait la réussite. Si elle ne marche pas, nous serons obligés de réunir la société civile et l’informer pour la création d’un Epic à notre niveau si la réglementation le permet. Qu’est-ce qui nous retient de ne pas nous lancer dans cet ambitieux projet ?”, lâchera M. Abdelmoula.


M. LARADJ

 


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