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L’Algérie profonde / Ouest

L’ÉTÉ A TIARET

Entre canicule et calcul budgétaire

En ces journées caniculaires, les rues se désertifient. © D.R

La distance qui sépare la wilaya de Tiaret des villes côtières refroidit souvent les ardeurs. Pour les adolescents, retrouver la Grande bleue est synonyme d’une échappée inespérée.

Alors que le mercure ne cesse de frôler les 40°C, avec un temps lourd et suffocant, un sentiment de léthargie semble couvrir la population de Tiaret obsédée par l’espoir de s’offrir un éventuel moment d’évasion. Selon certains professionnels de la santé publique, cette montée subite du mercure rend le quotidien encore plus dur et est conséquente à une hausse sensible de malades, notamment ceux souffrant de maladies chroniques et les personnes âgées. “Nous enregistrons des interventions récursives ces derniers jours et elles concernent notamment les sujets atteints de maladies chroniques, à savoir les diabétiques et les hypertendus qui négligent de prendre leur traitement”, soulignera un médecin de l'EPH de Tiaret. Ce dernier précisera en outre que les alertes sont notées entre 15h et 19h où les cas d'hypoglycémie sont les plus fréquents. Notre interlocuteur n'a pas été sans mettre en garde la population qui doit éviter de s’exposer au soleil. Un autre médecin lui emboîte le pas en déclarant que malgré la hausse sensible du mercure et le manque de moyens de rafraîchissement, les gens ne se sont pas empêchés de sortir dehors et s’exposer au soleil sans prendre la moindre précaution. Dans ce sillage, il a souligné que des cas de céphalées avec impression de malaise, des oppressions thoraciques, des tachycardies, des nausées, des somnolences et des bourdonnements d'oreille ont été enregistrés sur certaines personnes qui ont été, heureusement, évacuées à temps à l’hôpital où des soins leur ont été prodigués. Au manque criant de lieux de loisir vient se conjuguer le vide abyssal qui meuble le quotidien des citoyens pour lesquels les journées se suivent et se ressemblent. Les ruelles sont quasi fantomatiques. Tous les commerçants baissent leur rideau dès la fin de la matinée. Dans le dessein de fuir, un tant soit peu, cette monotonie généralisée, chacun tente, à sa manière et selon ses moyens, de s’occuper et se distraire. Mais comment rapprocher calcul budgétaire et évasion loin de la canicule ? En effet, la distance qui sépare la wilaya de Tiaret des villes côtières, Mostaganem, Ténès, Oran, Aïn Témouchent…, refroidit souvent les ardeurs. Pour les adolescents, retrouver la grande bleue est synonyme d’une échappée inespérée, mais ils ne sont pas légion ceux qui peuvent se le permettre. Pour les enfants issus des zones rurales, ou ceux des zones steppiques, comme ceux de Rosfa, Sidi Abderrahmane, Aïn Kermès, Tousnina, Faïdja, une virée à la plage n’est pas chose aisée. Bon nombre d’entre eux n’ont jamais mis les pieds dans l’eau et n’ont guère profité du plaisir de la mer. En contrepartie, les pouvoirs publics n’ont pas pensé à une prise en charge de cette catégorie endurcie par l’oisiveté, l’amertume et une souffrance interne qui ne fait que s’éterniser tant qu’aucun moyen de les soulager n’est offert. Sinon comment expliquer qu’une piscine inscrite au programme des PCD de l’année 1986 n’est toujours pas opérationnelle plus de trois décennies après ?


R. SALEM

 


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