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L’Algérie profonde / Ouest

Quand Tlemcen se souvient de son martyr

Hommage posthume au Dr Benzerdjeb

Le chahid Dr Benaouda Benzerdjeb © D. R.

Des historiens, chercheurs et moudjahidine ont retracé le parcours de ce praticien de la santé, tombé au champ d’honneur à l’âge de 35 ans

En coordination avec le forum de la mémoire d’El Moudjahid, l’association Machaâl Echahid a organisé, jeudi, au musée historique de la Wilaya V de Tlemcen, une journée hommage placée sous le patronage du Président de la République, et dédiée à la mémoire du docteur Benaouda Benzerdjeb. Cet hommage au premier médecin martyr de la Révolution a été organisé à l’occasion du 60e anniversaire de sa disparition. Des historiens, chercheurs et moudjahidine ont retracé le parcours de ce praticien de la santé, tombé au champ d’honneur à l’âge de 35 ans. Les conférenciers ont appelé, à cette occasion, la jeunesse à s’inspirer de son sacrifice pour apporter à leur tour, une contribution effective au développement du pays, rappelant qu’à la fleur de l’âge, pendant la guerre de Libération nationale, les jeunes de 20 ans avaient déserté les bancs des lycées pour rejoindre le maquis afin de délivrer le pays de l’occupation coloniale, payant de leur vie leurs démarches courageuses et audacieuses. 
Le docteur Benzerdjeb, né le 9 janvier 1921, a suivi ses études au collège de Slane à Tlemcen avant d’obtenir son bac série mathématiques à l’âge de 20 ans, couronné par l’obtention du premier prix de langue allemande. En 1948, il décroche sa thèse de docteur en médecine sur le thème du cancer du sang. Membre actif du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), il accueillait les malades dans son domicile pour les soigner et leur délivrer des ordonnances rédigées en langue nationale alors que l’administration française l’interdisait formellement. Durant la lutte armée, il rejoint les rangs du FLN devenant le médecin attitré des moudjahidine dans le maquis.
Le commandement de l’ALN avait besoin d’une ronéo pour imprimer les tracts, c’est à lui que la mission fut confiée. Le 6 janvier 1956, il s’est rendu à Oran avec un faux bon de commande pour acheter auprès d’un libraire juif la machine en question payée à l’époque 124 000 francs. Elle fut livrée à Sebra à un groupe de combattants chargés de rédiger et imprimer les tracts pour l’éveil des consciences en faveur de l’indépendance. L’armée, ayant eu vent de cet achat, a arrêté quelques jours après le docteur Benzerdjeb, l’a transféré jusqu’au village de Ouled Halima, dans la commune de Sebdou où il a été emprisonné, torturé et abattu sous les yeux de son compagnon de lutte Bensaha Bekaddour, dit Mustapha. Ses obsèques ont donné lieu à plusieurs jours de manifestions, sanctionnées par une répression féroce des parachutistes.
Afin de pérenniser son souvenir, le principal lycée de Tlemcen et une avenue portent son nom depuis l’indépendance.


B. Abdelmadjid

 


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