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L’Algérie profonde / Ouest

Réalisés à coups de millions de dinars par la wilaya d’oran

Jets d’eau à l’arrêt dans plusieurs localités

La place d’Armes (Oran). © D.R.

La gestion locale est malade, accentuée par la passivité de la tutelle qui ne sévit plus.

Avec la canicule qui sévit, un grand nombre de jets d’eau, réalisés à coups de millions de dinars à travers les 26 communes de la wilaya d'Oran, sont à l’arrêt. Le jet d’eau de la place 1er-Novembre (ex-place d’Armes) ne fonctionne plus en pleine saison estivale, privant des millions de visiteurs venus des quatre coins du pays et de l'étranger de se rafraîchir ou se ressourcer. “Que se passe-t-il ? La place d’Armes a perdu son charme et sa splendeur. On transforme un espace de grande beauté en un espace quelconque, boudé par les touristes et les habitants ?”, s’insurge un Oranais vivant à l’étranger, rencontré sur la place pour prendre le tramway. À Oued Tlélat, c’est encore plus fort. Quatre jets d’eau, inaugurés en grande pompe, sont à l’arrêt. Les riverains sont complètement médusés du choix des projets entrant dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie, et s’inquiètent de la gestion de l’argent public. Le motif des arrêts de ces jets d’eau ne convainc personne. “Une fois, on parle de pompes à eau bousillées, une autre fois pour éviter le danger qui guette les enfants qui tentent de se baigner dans le petit bassin… Il aurait fallu réfléchir au préalable avant de gaspiller des millions”, peste un groupe d’habitants. En fait, la gestion locale est malade, accentuée par la passivité de la tutelle qui ne sévit plus. En plein juillet, sous une chaleur atteignant les 40°C, les odeurs nauséabondes se dégagent des poubelles, jamais lavées, et des espaces verts non arrosés. Des passages pour piétons non entretenus, des feux tricolores détériorés, l’eau potable insuffisante surprennent les vacanciers. Oued Tlélat, village colonial paisible avec ses champs de blé et ses vignobles tout autour – avant d’être envahi par le béton –, est la parfaite illustration du changement vers le bas. Les cloches des écoles qui retentissaient dans tous les établissements scolaires ont été remplacées par des sirènes. Le cimetière, autrefois sacré, est abandonné. Le marché couvert où les familles se ravitaillaient est devenu sale et crasseux, lieu privilégié des rongeurs... Quant aux associations dites sportives et culturelles budgétivores, à quelques exceptions près, elles ne sont à l’origine d’aucune initiative visant à apporter quelque détente pour les enfants de la commune en cet été infernal.

 


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