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L’Algérie profonde / Ouest

Ouverture de la saison estivale à Oran

La Corniche entre eaux usées et anarchie

Les eaux usées se deversent le long du rivage. © D.R.

La saison estivale à Oran, ouverte officiellement, jeudi, au complexe des Andalouses, a donné lieu, chez les responsables locaux, à de nouveaux satisfecit, des plus ahurissants.

“Vous savez, ce n’est pas étonnant que les Algériens préfèrent aller en Tunisie pour les congés d’été, la situation s’est dégradée sur la Corniche et les citoyens ont leur part de responsabilité.” Cette sentence, émanant qui plus est de fonctionnaires du secteur de l’environnement, est récurrente depuis plusieurs années, s’agissant de la Corniche oranaise. La saison estivale à Oran, ouverte officiellement, jeudi, au complexe des Andalouses, a donné lieu, chez les responsables locaux, à de nouveaux satisfecit, des plus ahurissants. Et pour cause ! Alors qu’on assène à travers la presse écrite et les médias audiovisuels que cette année toutes les dispositions ont été prises pour la réussite de cette saison estivale, le déversement des eaux usées sur la Corniche, à Bousfer plage, cap Falcon, les détritus envahissant les plages, les constructions illicites, pied dans l’eau et toléré étrangement, les accès des plages, otages de “parkingeurs”, et du bord de mer par de pseudo-autoentrepreneurs de solarium, sont plutôt la partie visible de ce qu’est réellement la Corniche oranaise, et de ce qui attend les estivants. Le dernier scandale en date est l’éclatement d’une conduite des eaux usées à Bousfer plage, comme en témoigne les vidéos partagées sur les réseaux sociaux et qui ne semblent pas encore avoir mis en alerte les différents responsables locaux. Des citoyens se sont indignés de cette situation d’autant qu’en dépit du déversement des eaux usées sur la Corniche oranaise, il se trouve encore des familles et des estivants prêts à se baigner à quelques mètres seulement des égouts allant directement dans la mer. On nous a expliqué que des analyses devront être faites pour déterminer la qualité des eaux de baignade, comme si avec le déversement des eaux usées, on devait attendre le résultat de ces analyses. Et c’est à se demander comment la commission de wilaya a pu accorder son quitus à 33 plages pour la baignade cette année quand on sait ce qui s’y passe réellement. Du côté des directions de l’environnement et du tourisme, si on avance le manque de moyens face à l’ampleur de la tâche, on reconnaît encore que la situation sur la Corniche est intolérable au vu des textes de lois et que l’état de dégradation et d’anarchie est ancien, pour ne pas dire irrémédiable. D’ailleurs, tous nos interlocuteurs pointent du doigt les collectivités locales et les élus qui dans ce cas brillent par leur absence, plus soucieux de satisfaire les intérêts de quelques-uns au détriment de la collectivité. Récolter facilement quelques taxes, durant l’été, en abandonnant ses prérogatives au profit de voraces propriétaires de solarium qui taxent les estivants à  1500 DA. En dépit de tout cela, la Corniche oranaise continue de surfer sur une réputation surfaite et choquante.


D. LOUKIL

 


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