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L’Algérie profonde / Ouest

Oran

La forêt de cap Carbon renaît de ses cendres

La forêt se régénère. ©D. R.

Des milliers d’arbustes ont fait leur apparition, au grand bonheur des amoureux de la nature et des habitués de cette côte forestière.

Après avoir été consumés par un gigantesque incendie de forêt survenu durant la canicule de juillet 2014, les massifs boisés des monts d’El- Arousse, Sidi Moussa, Dar Amara et Sidi Benyebka dominant la côte de cap Carbon (Arzew) commencent à se repeupler d'une couverture forestière florissante. C’est le constat établi sur place par le journal, lors d’une excursion effectuée durant le week-end dernier. Des milliers d’arbustes ont fait leur apparition, et ce, au grand bonheur des amoureux de la nature et des habitués de cette côte forestière, qui ont vraiment perdu le goût de vivre après le feu de forêt de l’été 2014, révèle un apiculteur local. C’est dire qu’encouragés par une pluviosité prometteuse durant ces deux dernières années, les végétaux multiples commencent doucement mais sûrement à se régénérer dans tous les recoins de ce massif boisé donnant sur la Méditerranée et s’étalant de Kristel à l’Ouest, jusqu’au mont de Sidi Moussa, dominant la frange maritime de cap Carbon. Cela dit, les chênes se régénèrent en produisant des rejets alors que des milliers d’arbrisseaux de pins maritimes et autre pins d’Alep germent grâce aux graines répandues sur le sol. Ces deux variétés d’arbustes, de l’avis de notre apiculteur, constituent à elles seules les principales banques de semences dans le reboisement naturel des sites forestiers. Les graines restent en dormance plusieurs années, attendant les conditions favorables à la germination. Les pins et les chaînes d’Alep, témoignant de leur adaptation évolutive aux feux fréquents, sont donc,  les premiers arbustes à recoloniser ce territoire, si l’on s’en tient à nos observations sur les lieux. D’ailleurs, les promeneurs, pour la plupart venus d’Arzew ou de ses environs, après une absence remarquée, commencent à repeupler le mont de Sidi Moussa. L’effervescence constatée durant le repos de fin de semaine écoulée en est la preuve. Des centaines de familles, accompagnées de leurs enfants, ont pris d’assaut ladite forêt pour faire des promenades suivies de barbecues, en faisant fi de la réglementation en vigueur interdisant d’allumer le feu dans les massifs boisés. Et là, réside le grand risque des feux de bosquets. L’intervention des gardes forestiers est plus que primordiale pour préserver cet espoir de renaissance de la forêt d’Arzew.

ARIBI MOKHTAR


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