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L’Algérie profonde / Ouest

Hammam Bou-Hadjar (Aïn Témouchent)

La mise à niveau de la station thermale au point mort

La station thermale de Hammam Bouhdjar. © D.R

Les pouvoirs publics ont alloué une enveloppe de 87 milliards de centimes, mais les travaux n’ont toujours pas été lancés.

Hammam Bou-Hadjar est principalement connu pour ses eaux thermales bienfaisantes. Situé à 21 km de Aïn Temouchent, à 45 km de Sidi Bel-Abbès et à 65 km d'Oran, il constitue un véritable carrefour entre les trois wilayas. Le curiste peut apprécier ses eaux bienfaisantes dont les vertus thérapeutiques, multiples et variées, traitent différentes formes d'affections rhumatismales, osseuses et dermiques. Sa station thermale proche, qui s’étend sur une superficie de 67 ha, a été mise en exploitation en 1974, selon une architecture conçue par Fernand Pouillon. Elle comprend un hôtel de 30 chambres reliées au réseau internet avec wifi, soit 60 lits, un ensemble de 54 bungalows d’une et deux pièces, soit 156 lits, un restaurant gastronomique et un snack totalisant 250 couverts. Elle dispose également de 2 cafeterias, 3 bains, un bloc médical équipé de cabines pour différents soins, d’une balnéothérapie, de buvettes en extérieur de 140 places, une piscine, une salle de cinéma et de spectacles de 500 places, un court de tennis, un terrain de volley-ball, des espaces verts et aires de jeux pour enfants ainsi qu’un centre commercial comprenant 10 boutiques et un parking. Mais depuis quelque temps, la station s’est nettement dégradée et n’est plus en mesure d’accueillir le flux de curistes et autres visiteurs aussi bien locaux qu’étrangers en quête de remèdes aux différentes pathologies. Les bains, les bungalows, les voies qui se trouvent à l’intérieur de l’établissement thermal sont dans un état de dégradation qui frôle la catastrophe, alors que la piscine n’a pas fonctionné depuis des lustres. Conscients que sa modernisation est devenue une nécessité absolue, les pouvoirs publics ont alloué en 2011 une enveloppe estimée à 87 milliards de centimes. Mais jusqu’à l’heure actuelle, et hormis l’étude qui a été confiée en 2013 à un consortium composé de trois sociétés espagnoles, les travaux n’ont toujours pas été lancés. Lors de sa visite à Aïn Témouchent en août 2016, rappelons-le, Abdelwahab Nouri, alors ministre du Tourisme et de l’Artisanat, n’a pas caché sa déception face à la lenteur de la procédure qui a retardé le lancement des travaux de réhabilitation de la station thermale. “Je suis profondément déçu de ce que j’ai vu. Les travaux doivent démarrer immédiatement”, a-t-il martelé. Sollicité par Liberté, Khalef Mohammed, le nouveau directeur de la station thermale, a révélé que l’avis d’appel d’offres lancé dans le temps a été déclaré infructueux. Du coup, les 87 milliards se sont avérés en deçà de l’offre qui était trois à quatre fois supérieure à l’enveloppe allouée. À ce titre, lors d’une réunion tenue tout récemment au siège de l’EGT Tlemcen, les responsables ont pris des mesures urgentes avec l’orientation de l’enveloppe pour la réhabilitation des sources thermales au nombre de trois (Aïn El-Bagra, Aïn El-Berda et El-Hamda). Les travaux portant sur la réhabilitation des infrastructures d’hébergement seront lancés au fur et à mesure des moyens qui pourraient être débloqués par les pouvoirs publics pour sauver ce bijou considéré comme l’âme de la ville. Annoncée en grande pompe, l’opération de mise à niveau de la station thermale de Hammam Bou-Hadjar selon les normes internationales, avec la dotation de matériel médical de haute technologie, n’est pas pour demain. “En parallèle, face à la situation délicate que connaît la station, il est exigé de nous beaucoup plus d’efforts et de sacrifices par la prise en charge, avec nos propres moyens qui sont infimes, des travaux portant sur l’entretien des infrastructures. Nous devons nous mobiliser et relever le défi à l’effet de redonner à la station thermale de Hammam Bou-Hadjar la place qui était sienne dans un passé récent”, a conclu M. Khalef.


M. LARADJ

 


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