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L’Algérie profonde / Ouest

Mers El-Hadjadj (Oran)

La plage en proie à l’anarchie

L’organisation sur les plages fait défaut. © D.R.

Toutes les anomalies que les pouvoirs publics promettent de bannir chaque année demeurent au rendez-vous des saisons estivales, au grand dam des Algériens.  

“Les circulaires et instructions sont établies pour être respectées. Solariums ou autres”, fait savoir un père de famille à la Grande plage de Mers El-Hadjadj (ex-Port-aux-Poules) où une anarchie indescriptible règne. Toute la Grande plage est occupée par des solariums dans un désordre qui ne laisse aucune voie d’accès à la mer. Les tables et chaises sont placées le long de la Grande plage sans aucune organisation et sans respect de la réglementation en vigueur qui impose la gratuité de la plage.
“Aucune allée pour pouvoir se mouvoir, ou issue de secours en cas de danger. Les tables sont installées presque sur l’eau, ce qui rend le mouvement des baigneurs difficile”, souligne un estivant qui a tenté d’installer son fauteuil personnel, en vain. Les gérants imposent leur loi : “400 DA pour une table avec parasol et 4 chaises”, insiste l’un d’eux.
D’autre part, la qualité de l’eau est douteuse, les jet-skis traversent la plage à quelques mètres des baigneurs, et des embarcations à moteur évoluent au milieu des baigneurs. De leur côté, les commerces renseignent fidèlement sur le pouvoir d’achat des estivants venus des wilayas intérieures du pays (Mascara, Relizane, Tiaret…). Plusieurs gargotes proposant la calentica font le bonheur des familles et, surtout, des enfants. Les prestations de service des cafés méritent plus d’attention. Côté hygiène, un effort supplémentaire est à souhaiter, surtout avec l’incivisme de certains vacanciers. Quant à la tenue de baignade des femmes, on aura tout vu. Du niqab au bikini en passant par un grand nombre de tenues (pantalon, short, robe, djellaba). La seule satisfaction reste la tolérance des familles et leur générosité sous l’œil vigilant des services de sécurité qui veillent au grain. Cette situation n’est malheureusement pas propre à la Grande plage de Mers El-Hadjadj, la grande majorité des autres plages du littoral oranais présente les mêmes aberrations. Parkings payants, rivages illégalement squattés par de pseudo-plagistes, grèves enlaidies par des déchets…, toutes ces anomalies que les pouvoirs publics promettent de bannir chaque année demeurent au rendez-vous des saisons estivales, au grand dam des Algériens et la désillusion des estivants provenant de l’étranger.  


NOUREDDINE BENABBOU

 


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