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L’Algérie profonde / Ouest

Personnes aux besoins spécifiques à Oran

La quête de l’efficacité dans l’accompagnement

Stand d’exposition de matériel d’appareillage pour personnes aux besoins spécifiques. ©D. R.

Cette population, dont on sait peu de choses, est en quête de prise en charge et d’insertion sociale, ce qui est primordial pour un minimum d’autonomie.

La direction de la santé de la wilaya d’Oran fait état de 10 300 handicapés recensés, sans oublier les autres données émanant de divers services comme la DAS et la Cnas, ce qui fait qu’une population de plus de 30 000 personnes aux besoins spécifiques, souffrant de différents handicaps, existe à Oran.
Cette population, dont on sait peu de choses est en quête de prise en charge et d’insertion sociale, ce qui est primordial pour un minimum d’autonomie. À cet effet, la direction de la Cnas, à Oran, a organisé une rencontre, mardi dernier, avec des associations de handicapés aux fins de recenser les problèmes que rencontrent leurs adhérents. La Cnas a, à cette occasion, rappelé les différents dispositifs en direction des handicapés, dont 3 577 d’entre eux ont bénéficié en 2016 de grands appareillages.
Si généralement les prothèses et autres appareillages sont fournis par l’organisme public Onaph, le peu de moyens de cette structure oblige les handicapés à se tourner vers le privé.
Un achat remboursé, mais seul un établissement privé est agréé par la Cnas. Parmi les problèmes évoqués par les participants à la rencontre, les malentendants indiquent rencontrer des difficultés pour s’équiper en prothèses auditives. Ceux résidant à Oran doivent encore se déplacer jusqu’à Sidi Bel-Abbès, en attendant le déploiement de moyens permettant l’offre de prothèses auditives au niveau de chaque wilaya du pays.
Une autre association de handicapés moteurs et de malvoyants a soulevé le problème des accompagnateurs indispensables pour les handicapés, mais ne bénéficiant pas souvent d’une reconnaissance et d’une couverture sociale. Remédier à cette situation est l’une de leurs revendications. Pour l’heure, la question des auxiliaires de vie est à peine un chantier lancé dans notre pays, et à Oran, un seul organisme dédié à la formation de ces auxiliaires, qui devrait obtenir sous peu un agrément. Autre mise en avant lors de cette journée, le centre médicopédagogique des enfants handicapés moteurs rattaché à la Cnas qui prend en charge 70 enfants, dont 50 en interne. Parmi ces pensionnaires, 18 passeront le bac cette année et 33 le BEM, mais pour des parents et des associations, ce qui compte c’est l’inclusion de ces enfants dans l’école un challenge qui reste difficile dans notre pays. Et que dire du niveau des indemnités qui sont une misère, puisque les handicapés lourds perçoivent seulement 4000 DA par mois, provenant du ministère de la Solidarité, une pension qui n’est pas inscrite comme un droit, mais seulement au titre de la solidarité nationale.

D. LOUKIL


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