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L’Algérie profonde / Ouest

Pollution de l’oued Mekerra de Sidi Bel-Abbès

La sonnette d’alarme est tirée

Oued Mekerra, un dépotoir à ciel ouvert. ©D. R.

Un simple tour sur certaines parties longeant ce lit de l’oued vous fera remarquer que la situation a pris des proportions alarmantes.

Malgré les appels de détresse et les écrits incessants lancés par les citoyens à l’adresse des autorités locales, notamment les organismes chargés de l'hygiène et de la protection de l'environnement quant au danger persistant de la pollution multidimensionnelle de l’oued Mekerra causée par les rejets des eaux, déversement d’ordures ménagères et autres gravats qui se sont amoncelés sur ses deux rives, aucune réaction à ces doléances n’a été prise à ce jour pour trouver une solution définitive à cette problématique. En effet, un simple tour sur certaines parties longeant ce lit de l’oued, à l’image du quartier ex-Londo et faubourg Perrin, vous fera remarquer que le constat de ce dépotoir à ciel ouvert est alarmant et que la situation a pris des proportions inquiétantes surtout en cette période des grandes chaleurs, qui a vu la prolifération de rats, moustiques et l’odeur nauséabonde qui jaillissent de partout et qui affectent sérieusement le cadre de vie des riverains de l’oued et qui, rappelons-le, était peuplé de végétation (roseaux et arbres) et plusieurs espèces vivant dans le milieu aquatique tels les oiseaux migrateurs (canard colvert) et des poissons d’eau douce (carpe). Selon des citoyens de ces deux quartiers, quoique qu’une part de responsabilité dans cette situation leur incombe, ils n’en peuvent plus de supporter la dégradation continue de cet oued traversant toute la ville de Sidi Bel-Abbès. “À plusieurs reprises, les responsables nous ont promis de venir nettoyer l’oued, dont l’eau est presque stagnante, en raison de ces détritus jetés pêle-mêle et cachés entre les roseaux et autres plantes et  qui constitue un danger et une menace pour les eaux superficielles et souterraines localisées au bord de l'oued”. Et d’ajouter : “C'est désolant de voir un tel décor qui ternit l’image de la ville au vu et au su de tout le monde. Il y a plus d’une année que les services de l’ONA et ceux de l’APC sont intervenus pour une opération de désherbage et de nettoiement, mais depuis, ils ne sont plus revenus d’autant plus qu’on a appris que d’autres parties de l’oued ont été récemment nettoyées. Donc, on s’interroge sur cette démission des responsables de ces organismes chargés de l'hygiène à l’égard de nos quartiers et surtout l’absence des outils de répression des pouvoirs publics à l’encontre des auteurs d’infractions et d’atteinte à l’environnement.” À ce propos, les élus de l’APC, contrairement aux responsables de l’ONA qui sont aux abonnés absents, ont reconnu que cette épineuse et problématique situation de l’oued est devenue une réelle contrainte mais affirment qu’ils manquent de moyens matériels pour le nettoyer de ces ordures. “Ce problème a été soulevé lors de la dernière réunion de l’assemblée et des mesures ont été prises pour arrêter ce massacre qui traduit l’incivisme des citoyens qui ne se soucient guère  de la pollution de l'environnement”, promettent-ils.

A. BOUSMAHA


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