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L’Algérie profonde / Ouest

Oran

“L’Algérie du possible” projeté aujourd’hui à la cinémathèque

Après sa projection en avant-première mondiale à Alger, c’est aujourd’hui à 17 h, à la cinémathèque d’Oran que sera projeté le film. ©D. R.

Le film est “un devoir de mémoire par rapport à une génération très active et engagée, celle de nos parents”, dira Viviane Candas, dans un entretien accordé à Liberté.
“J’ai fait le deuil du deuil.” La sentence de Viviane Candas peut résumer à elle seule le film documentaire sur la vie, l’engagement politique et la mort violente de son père, Yves Mathieu, en Algérie. Elle peut résumer son parcours si le film se contentait simplement de sonder cet ultime regard que portera une petite fille à son père prenant l’ascenseur pour rejoindre la gare. Personnel mais aussi mémoriel, L’Algérie du possible, la révolution d’Yves Mathieu sera projeté aujourd’hui, à 17h, à la cinémathèque d’Oran après sa projection en avant-première mondiale à Alger, en présence de la réalisatrice Viviane Candas, la fille du militant anticolonialiste en Afrique noire et avocat du FLN. À cheval entre une recherche de la vérité sur les circonstances de la mort de son père (décédé le 15 mai 1966, percuté par un camion militaire sur la route entre Skikda et Constantine) et une plongée dans l’histoire moderne de l’Algérie post-colonialisme, le film est “un devoir de mémoire par rapport à une génération très active et engagée, celle de nos parents”, dira Viviane Candas, dans un entretien accordé à Liberté. Le point de départ est cette volonté à mener au bout l’enquête, par le truchement du doute, sur la mort de son père, mais au final “j’ai réalisé ce film pour comprendre que je ne saurai jamais la vérité”, confessera-t-elle sans pour autant s’avouer vaincue. “Je n’ai plus ce poids”, expliquera-t-elle, découvrant que son père, un père qu’elle ne connaîtra réellement que l’espace de 32 mois, “est algérien”. Le documentaire, qui retrace le parcours “algérien” d’Yves Mathieu, revient sur les décrets de mars sur les biens vacants et l’autogestion, promulgués en 1963 par Ben Bella. Les témoignages de ses anciens compagnons de lutte ainsi que ceux qui l’ont connu et côtoyé projettent une lumière encore inconnue du public profane sur l’homme. On y rencontre pêle-mêle Ali Haroun, Meziane Cherif, les défunts Jacques Vergès et Ahmed Ben Bella ou encore Mohamed Harbi et Amar Bentoumi, entre autres figures historiques de la révolution algérienne. De ces rencontres, Viviane Candas se souvient de la disponibilité de ses invités, “très attachés à l’histoire de l’Algérie, désireux de s’exprimer tout en gardant une maîtrise de ce qui est dit”.

S. O.


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