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L’Algérie profonde / Ouest

Transformation industrielle de la laine

Le cri de détresse des éleveurs de Sidi Bel-Abbès

L’absence d’une unité spécialisée dans la transformation de la laine pénalise les éleveurs.© D.R

“Nous souhaitons l’implantation d’une unité de transformation pour encourager la création de nouveaux postes d’emploi et contribuer à l’arrêt de la facture des importations”, ont-ils souhaité.

Comparativement aux années précédentes, les éleveurs d’ovins de la région du sud de la wilaya de Sidi Bel-Abbès ne peuvent plus supporter les charges afférentes à l'élevage face à l’insuffisance de soutien de l’État, la dégradation des terres steppiques, la spéculation et la hausse des prix des produits destinés aux aliments du bétail et auxquels s’est ajoutée la baisse des prix de la laine.
Les éleveurs viennent de lancer un véritable cri de détresse à l’adresse des pouvoirs publics pour le développement de cette filière dans cette région à vocation principalement pastorale qui dispose d’un cheptel estimé à plus de 130 000 têtes d’ovins et notamment la réalisation d’un projet pour la transformation industrielle de la laine. Pour expliquer leurs conditions de vie et de travail difficiles dans lesquelles ils se débattent lors de la campagne de toison et de collecte de laine, les éleveurs signalent que la production de la laine a enregistré ces dernières années une hausse sensible avec une importante collecte. Cependant, vu les frais de la tonte qui sont devenus trop lourds à porter par les éleveurs, notamment le prix de tondage qui peut varier entre 100 et 150 DA l’unité lors de campagne de toison et de collecte de laine et l’absence d’une unité spécialisée dans la transformation de la laine et de dépôts pour la collecte de la laine, des tonnes de cette de fibre à croissance continue sont vendus à des intermédiaires à 5 000 DA le quintal au lieu de 8 000 DA en 2016 et 2017. “Elle est ensuite transportée et revendue à travers les wilayas de l’est du pays avec de plus grandes marges de gains”, expliquent-ils. Et d’ajouter : “Aussi, pour pérenniser cette activité de l’élevage ovin et la production de la laine, nous souhaitons l’implantation d’une unité de transformation industrielle de la laine pour encourager davantage l’investissement dans cette région, la création de nouveaux postes d’emploi pour la population locale et contribuer à l’arrêt de la facture des importations en matière première, et ce, à travers la commercialisation de ce produit et d’autres, tel le cuir.”


A. BOUSMAHA

 


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