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L’Algérie profonde / Ouest

Arzew sujette à des inondations

Le curage des oueds renvoyé aux calendes grecques

En dépit de la législation, rien n’est fait pour parer aux menaces d’inondations. © D. R.

Ces travaux devraient théoriquement être engagés en juillet, période de sécheresse la mieux indiquée pour ce genre de chantiers et autres mises au point des gabionnages.

L’épineux problème de l’entretien des oueds et autres avaloirs demeure réel à Arzew, la deuxième agglomération après le chef-lieu de la wilaya Oran. En effet, les problèmes d’évacuation des eaux pluviales perdurent et se posent avec acuité après chaque averse, rendant difficile la circulation automobile et piétonnière dans certains endroits d’Arzew, traversée par six cours d'eau des plus importants, à savoir oued Zeraïb, oued Chemmar, oued Brahma, oued Badaou, oued Mahgoun et enfin oued Sidi Moussa à cap Carbon, dont les cours sont obstrués par les tas d'immondices et d'objets solides de toutes natures. Sans omettre de signaler l'état des avaloirs qui servent actuellement à tout sauf à recevoir les précipitations. Cela dit, la loi n°05-12 du 4 août 2005 relative à l'eau ordonne d'assurer la protection des personnes et des biens implantés en aval des retenues d'eau superficielle et à proximité des oueds, en prévoyant des instruments de prévision des crues et des mesures d'alerte et d'intervention. Plus grave, l'article 54 de la même loi interdit de labourer, de planter des arbres, de faire circuler des animaux ou de déployer toute activité pouvant détériorer la structure des ouvrages et ce sur les digues de protection contre les inondations. Or, à l'endroit dit “Bazar”, on construit tout un quartier et on jette les déchets solides carrément dans l'oued, ce qui laisse présager des signes avant-coureurs d'une grande catastrophe. Dans ce sens, en application de cette loi en vigueur, la collectivité territoriale d'Arzew doit réaliser des ouvrages et infrastructures de protection et initier toutes les mesures préventives et d'aide aux populations concernées en vue de sauvegarder le cadre de vie et les biens et de prévenir les risques encourus en matière d'inondations. Ce n'est pas le cas des services techniques de la ville des torchères qui oublient, en ce moment, ces travaux de curage des oueds, cruciaux pour la cité pétrolière. Notons que ces travaux devraient théoriquement être engagés en juillet, période de sécheresse la mieux indiquée pour ce genre de chantiers et autres mises au point des gabionnages. La même loi d'ailleurs insiste sur le fait d'instituer, pour chaque unité hydrographique naturelle (oued), un plan directeur d'aménagement des ressources en eau (PDARE) qui définit les choix stratégiques de mobilisation, d'affectation et d'utilisation des ressources en eau, y compris les eaux non conventionnelles, en vue d'assurer la prévention et la gestion des risques liés aux phénomènes naturels exceptionnels, tels que les inondations. Pour rappel, la ville d'Arzew a été inondée à plusieurs reprises, dans un passé récent, par les crues des oueds cités plus haut, causant des dégâts importants aux biens collectifs et privés.


ARIBI MOKHTAR

 


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