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L’Algérie profonde / Ouest

Choisi pour les Jeux méditerranéens 2021 à ORAN

Le lac Daya pourrit au soleil

Le lac Daya pollué par les eaux industrielles des usines environnantes. ©D. R.

Il est complètement pollué, et des tonnes de détritus encombrent ses berges.

À voir l’état de pollution de la zone humide d’Oum El-Ghellaz (Daya), les citoyens et les amoureux de la nature s’interrogent sur l’utilité du pompeux slogan “zone humide protégée”. En effet, le lac qui sera l’un des sites choisis pour les prochains Jeux méditerranéens de 2021, où plusieurs activités aquatiques seront programmées, est complètement pollué et des tonnes de détritus encombrent ses berges, surtout au niveau du site de l’ex-décharge sauvage. Seuls les riverains, habitants du douar Khédaimia, constatent amèrement la dégradation du site, patrimoine national qui plus est.
“En principe, la protection revient aux services forestiers. En tant que citoyen je ne peux rien faire face aux fraudeurs souvent agressifs”, confie un jeune du douar. Jadis, Daya était un lieu de détente très prisé par le défunt chef d’État Chadli Bendjedid. Par ailleurs, un grand nombre de coopérants jugeaient le site à sa juste valeur environnementale avec plus de 300 espèces d’oiseaux migrateurs qui, chaque printemps, s’installent dans la zone avant de poursuivre leur périple. Aujourd’hui, le lieu est complètement abandonné. Dans les années 80, la commune d’Oued Tlélat a même recruté un gardien, en plus des gardes forestiers, pour protéger le site, et des opérations de reboisement étaient programmées régulièrement. Que s’est-il passé depuis ? “En 2003, une association a tenté de prendre le relais mais avec les mentalités de certains responsables et la pollution du lac par les eaux industrielles des usines des zones d’activités environnantes, l’initiative citoyenne était vouée à l’échec”, se rappelle un élu.
Qui est responsable ? “Tout le monde est responsable. Les familles passaient leur week-end en toute quiétude. Les pollueurs étaient strictement pénalisés. Aujourd’hui, c’est l’anarchie”, souligne un amoureux de la nature. Que faire ? “Que chacun assume. On ne peut pas laisser un site protégé livré à lui-même”, préconise notre interlocuteur.

NOUREDDINE BENABBOU


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