L’Algérie profonde / Ouest

AÏN TÉMOUCHENT

Le projet du barrage d’Oued Berkèche refait surface

La capacité du barrage est de 13 millions de m3 ©D. R.

M. Necib a révélé que le dossier sera défendu par son secteur devant la commission nationale d’arbitrage, et de ce fait il sera inscrit au titre du plan quinquennal 2015/2019, au même titre que d’autres grands ouvrages.

L’ambitieux projet qui remonte aux années 1970 de la réalisation d’un barrage à Oued Berkèche vient de refaire surface, à l’occasion de la visite de Hocine Necib, ministre des Ressources en eau, dans la wilaya de Aïn Témouchent. Ce dernier vient tout simplement de confirmer la promesse faite par son prédécesseur Abdelmalek Sellal en décembre 2013.
L’étude du projet de ce barrage d’une capacité de 13 millions de m3 et qui a été confiée, rappelons-le, aux Sud-Africains a été achevée croit-on savoir. M. Necib a révélé que le dossier sera défendu par son secteur devant la commission nationale d’arbitrage, et de ce fait il sera inscrit au titre du plan quinquennal 2015/2019, au même titre que d’autres grands ouvrages. Parmi les nouvelles infrastructures dont a bénéficié la wilaya figurent les trois stations d’épuration des eaux usées (Step), dont l’une est implantée à Bouzedjar pour un montant de plus de 351 millions de DA, la deuxième à Aïn Tolba qui a coûté au Trésor public 285 millions de DA et la troisième au chef-lieu de wilaya pour 2 milliards de DA. Les eaux épurées de ces trois ouvrages contribueront, en plus de la protection de l’environnement, à la sauvegarde de la nappe phréatique et du littoral, puisque l’objectif à l’horizon 2020 sera de zéro rejet en mer. Elles permettront d’irriguer des centaines d’hectares de périmètres agricoles ainsi que le traitement d’un important volume d’eaux usées par jour. Cependant, grâce à de nombreuses réalisations engagées par l’état, notamment avec la réalisation de la station de traitement de l’eau de mer, cette wilaya a garanti sa sécurité pour le long terme en ce qui concerne l’alimentation en eau potable, avec une distribution en H24 sur l’ensemble des communes, exception faite de deux communes, Bouzedjar et Oulhaça, qui seront prises en charge avant la fin de l’année en cours. à ce titre, le ministre a indiqué que “le défi se trouve dans la gestion et la modernisation des infrastructures publiques afin de maîtriser convenablement les problèmes pour lesquels nous avons pris une série de mesures en collaboration avec l’Algérienne des eaux (ADE)”. Aussi, huit communes échappent à la gestion de l’alimentation d’eau potable par l’ADE. Dans un autre registre, les perspectives de la wilaya de Aïn Témouchent, qui est à vocation agricole et touristique, sont prometteuses en ce qui concerne le secteur agricole. Actuellement, 5,5 ha sont irrigués, soit un taux de 3% de la surface agricole utile (SAU). Ce taux est appelé à être multiplié par deux pour atteindre une superficie irriguée de 11 000 ha.

M. L.