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L’Algérie profonde / Ouest

Soirées estivales à Oran

Le quartier Akid-Lotfi pris d’assaut

Le quartier Akid Lotfi victime de sa réputation. © D.R.

En fait, ce quartier à la périphérie est d’Oran détrône le centre-ville déserté la nuit.

Oran suffoque en cette période estivale et de canicule, qui met à rude épreuve les nerfs des riverains. Pour ceux qui ont les moyens de se rendre sur une des plages du littoral, la journée sera malgré tout agréable, à moins de se calfeutrer, en faisant fonctionner au maximum les climatiseurs. Nombre d’Oranais doivent supporter en plus le bruit, la circulation infernale et tous les autres désagréments induits par des citoyens venant de plusieurs wilayas du pays pour séjourner dans la capitale de l’Ouest. Le soir est le seul vrai moment de détente et de plaisir qui s’offre à tout le monde. Mais ces dernières années, l’image éculée d’Oran avec un front de mer balayé par la brise de la Méditerranée, ses glaces aux saveurs multiples, est aujourd’hui dépassée. En fait c’est le quartier périphérique Akid-Lotfi, à l’est d’Oran, qui détrône le centre-ville déserté la nuit. Ce quartier, aujourd’hui, est en quelque sorte victime de sa réputation car jusque tard dans la nuit, les commerces restent ouverts, boutiques de prêt-à-porter, supérettes... sans oublier la pléthore de restaurants, fats-foods, cafés avec terrasse, rendue possible grâce aux larges trottoirs et boulevards aménagés au cœur du quartier et des espaces agrémentés de fleurs, de pelouse et de bancs pour les riverains ainsi que des jeux installés au profit des enfants. Il est vrai que les autorités locales ont tout fait pour améliorer le cadre de vie de cette partie Est de la ville d’Oran, où des jardins ont été créés le long des falaises. Conséquence directe, le soir venu, ce sont des milliers d’estivants qui se ruent vers ce quartier, où la circulation devient infernale. Les véhicules, aux immatriculations des 48 wilayas, squattent les moindres espaces, les moindres bouts de trottoirs pour se garer. Les jardins sont aussi tous envahis, et on vient même de très loin pour s’y détendre et s’allonger sur la pelouse. Les nuisances sonores sont probablement l’un des fléaux les plus terribles à supporter, induit par l’ouverture très tardive de tous les commerces, d’autant plus que le civisme des estivants laisse à désirer de par les désagréments liés aux sons de musique qui s’échappent de leurs véhicules. Hélas, aujourd’hui des propriétaires installés à El-Akid-Lotfi songent tout simplement à vendre et fuir ce quartier victime de son succès, rêvant à passer ailleurs des nuits apaisées.

 


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