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L’Algérie profonde / Ouest

À l’approche de l’AÏd à Relizane

Les affûteurs-rémouleurs à pied d’œuvre

Les affûteurs-rémouleurs très sollicités pendant l’Aïd El-Adha. ©D. R.

Les rues Fortassa, Rakaba, Graba, Chémérik et Bermadia sont leurs lieux de prédilection en raison de leur forte fréquentation.

L’Aïd El-Kébir arrive à grand pas et les affûteurs-rémouleurs sont de retour. Dès les premières heures de la matinée, des vieux, des jeunes et moins jeunes squattent les trottoirs et les bas-côtés de la chaussée de certains quartiers réputés pour ses rues très fréquentées et commerçantes en installant leurs machines électriques ou à gas-oil, équipées d’une meule faite spécialement pour aiguiser les couteaux de cuisine ou de boucher, à l’occasion du sacrifice du mouton de l’Aïd.
À chaque coin de rue, ils sont là à rendre la lame tranchante. Les rues Fortassa, Rakaba, Graba, Chémérik et Bermadia sont les lieux de prédilection des affûteurs-rémouleurs en raison de leur fréquentation. Faisant la queue, quelques personnes d’un certain âge attendent patiemment et calmement leur tour. “Comme d’habitude, je viens ici chaque Aïd au marché au blé pour l’aiguisage de ce couteau de cuisine. Combien il m’est cher ce machin parce qu’il m’est utile ; il sert à beaucoup de choses”, a répliqué un sexagénaire au rémouleur qui voulait savoir si ce couteau avait déjà fait l’objet d’un aiguisage l’année passée.
Ces affûteurs-rémouleurs qui foisonnent à la veille de cette grande fête religieuse profitent de la situation pour gagner un peu d’argent. “Je travaille dans une petite entreprise privée et comme je suis en congé annuel, j’ai décidé d’acheter un petit moteur équipé d’une meule pour procéder à l’aiguisage des couteaux destinés au sacrifice et à la découpe du mouton de l’Aïd El-Adha”, nous dira Djamel, 38 ans. Certes, les citoyens n’ont pas oublié les habitudes d’antan. Ces derniers préfèrent voir leurs couteaux aiguisés chez l’affûteur-rémouleur moyennant une somme d’argent selon le gabarit ou le format de l’instrument tranchant. Par ailleurs, d’aucuns trouvent que cette pratique, en l’occurrence l’aiguisage, fait partie de nos coutumes, entrant dans le cadre des préparatifs de l’Aïd El-Kébir. Enfin, le bruit que provoquent ces machines pourrait être nuisible à la santé des riverains et à celle de leurs enfants.

E. Yacine


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