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L’Algérie profonde / Ouest

Oran

Les agricultrices vous saluent bien !

Seules 800 femmes ont une carte d’agricultrice. © D.R

Pourtant une légère évolution est en train d’être enregistrée dans certaines zones de la wilaya d’Oran, avec l’apparition de nouvelles générations “d’agricultrices” qui investissent ce secteur avec des ambitions certaines.

Le monde agricole est un environnement dur et considéré comme  masculin avant tout, et dans notre pays c’est déjà en soi tout un univers à part. Et pour cause, les femmes et les filles d’agriculteurs, bien que participant activement  aux travaux de la terre, n’en demeurent pas moins avec un statut informel. Et les chiffres sont là pour étayer le propos, puisque près de 800 femmes seulement ont une carte d’agricultrice et sont donc reconnues en tant que telle.
Bien qu’on nous explique que ce chiffre est en progression, les femmes rurales sont encore trop souvent soumises au statut de femme et de mère au foyer, mais devant malgré tout contribuer économiquement au développement de l’agriculture lorsque l’époux  où le fils sont eux considérés comme étant les seuls “agriculteurs reconnus”.
Pourtant une légère évolution est en train d’être enregistrée dans certaines zones de la wilaya d’Oran, avec l’apparition de nouvelles générations “d’agricultrices” qui investissent ce secteur avec des ambitions certaines. Ambitions qui ne se limitent pas à participer à l’amélioration du revenu de la famille, mais avec une mentalité “d’entrepreneure”.
Qu’elles soient diplômées ou non, qu’elles soient aidées et encouragées par des associations de femmes rurales et d’insertion, ces jeunes femmes ne doutent plus de leur capacité et de leur force.
L’arboriculture, l’aviculture, l’apiculture, sont désormais des filières qui doivent compter avec le travail des  agricultrices.
À l’instar d’une association à Messerghin composée majoritairement de femmes et en pleine relance de la clémentine, il y a celles qui, par le biais de coopératives, font dans la commercialisation de produits  maraîchers où d’autres travaillant à fournir les laboratoires cosmétiques.
Il y a aussi toutes celles qui sollicitent le CFPA et les associations pour des formations accélérées  dans le domaine de l’arboriculture, l’apiculture ou encore soucieuses de développer de mini-projets  pour la  valorisation des plantes médicinales. Une sorte de renouveau dans la mentalité et dans l’approche de ce qu’on projette comme économie agricole, avec le souci de préserver l’environnement et de redécouvrir des domaines traditionnels qui peuvent être aujourd’hui valorisés.


D. LOUKIL

 

 


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