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L’Algérie profonde / Ouest

ils sont passés de l’exception à la règle

Les cours particuliers en vogue à Mostaganem

La nécessaire refondation du système éducatif. © D. R.

Des parents considèrent que ces cours supplémentaires constituent un plus indispensable, car le programme est impossible à épuiser dans les horaires réglementaires.

De plus en plus de parents désireux de payer en faveur de ce qu’ils considèrent comme la clé de la réussite future de leurs enfants et avec des professeurs qui cherchent à trouver un moyen de faire fortune, le phénomène des cours particuliers est passé de l’exception à la règle. La fin du premier trimestre est le signal de l’intensification des cours particuliers. C’est du moins le cas au chef-lieu avec des séances plus nombreuses à l’adresse des élèves de tous les paliers de l’enseignement.

Ainsi, malgré la guerre verbale constamment annoncée par la tutelle et les menaces proférées par les autorités, le secteur de l’enseignement informel reste en forme.  En dépit des condamnations prononcées du bout des lèvres par les parents d’élèves, ces derniers restent le cœur battant de cette pratique. Des parents rencontrés et interrogés sur ce sujet reconnaissent l’illégalité des cours de soutien tout en affirmant leur caractère indispensable.

“Il est vrai qu’un enseignant doit parfaire son travail au sein de la classe. Or la réalité nous montre le contraire, d’où l’obligation de faire appel aux cours de soutien”, lance Fatima, mère de trois enfants scolarisés. Des parents vont jusqu’à considérer que ces cours supplémentaires “constituent un plus indispensable car le programme est impossible à épuiser dans les horaires réglementaires”.

La fin justifiant les moyens, les parents ont pour objectif la réussite de leurs rejetons indépendamment des moyens utilisés. “Si l’on insiste à ce que nos enfants restent dans l’ancienne méthode et se contentent des cours dispensés à l’école, ce sera la catastrophe”, ajoute Hafid, un quinquagénaire. De leur côté, les enseignants interrogés souhaitent ne pas s’étaler sur ce sujet. Préférant éluder la question, ils invoquent des motifs extra-pédagogiques.

“Pour nous, les professeurs, certes on le fait pour de l’argent, mais on fait le maximum pour nos élèves en leur inculquant les bonnes méthodes ainsi que toutes les astuces afin de résoudre le maximum d’exercices qu’on ne peut faire en classe, avec un programme chargé que le prof doit finir dans les délais imposés par la tutelle, c’est pourquoi 80% des élèves cherchent à combler un vide pédagogique, ce qu’on ne peut trouver dans l’établissement”, dira un des professeurs concernés par ces cours. Le ministère seul va-t-il réussir à mettre un terme à ce phénomène par le biais d’un simple engagement ? 
 

E. Yacine

 


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