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L’Algérie profonde / Ouest

Douar Ouled Yehia, à AÏn Merane (Chlef)

Les habitants crient à l’abandon


Pour les habitants du douar Ouled Yehia, dans la commune de Aïn Merane, au nord-ouest du chef-lieu de la wilaya de Chlef, les incessants appels lancés en direction des responsables locaux, qui n’arrêtent d’ailleurs pas de se répéter au fil des années, n’ont abouti à aucun résultat escompté. La marginalisation et le laisser-aller dont sont l’objet les mêmes habitants, notamment en matière de développement local, sont sérieux, importants et inquiétants. “Nous vivions déjà depuis des décennies dans la misère et l’inexistence totale d’une vie décente contrairement aux populations de plusieurs autres douars.

La crise sanitaire qui prévaut actuellement dans le pays n’est qu’une excuse pour continuer à nous ignorer, car cela fait bien longtemps que notre douar est à l’abandon, et nous également”, se plaigne ammi El Hadj, un habitant du douar qui était accompagné de plusieurs de ses voisins.

À l’intérieur d’Ouled Yehia, qui n’est distant du chef-lieu de la commune, pourtant, que de quelques kilomètres seulement, les routes sont toutes ou presque impraticables. On nous explique sur les lieux à ce sujet, avec regret et amertume, que ce sont surtout les enfants scolarisés qui souffrent régulièrement le martyre pour se rendre à leur école en raison de l’absence des moyens de transport en général.

L’habitat rural, l’alimentation en eau potable, l’éclairage public et les infrastructures de jeunesse et de santé, entre autres, n’ont jamais existé dans ce douar, selon des témoignages des habitants locaux. “Nous logeons tous dans des taudis et des gourbis de fortune que nous avions nous-mêmes fabriqués avec les moyens du bord. Le stress, l’angoisse et les maladies dangereuses nous affectent au quotidien depuis fort longtemps.

Et à chaque fois que nous saisissions les responsables locaux pour qu’une attention nous soit accordée, on nous ignorait totalement par le passé, et aujourd’hui on nous fait savoir qu’ils sont tous préoccupés par la lutte contre le coronavirus”, s’exclament encore les mêmes habitants, qui rêvent de vivre le prochain Ramadhan dans de meilleures conditions, “et cela n’est réalisable que si le wali nous accorde une attention particulière”.

 

 


AHMED CHENAOUI


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