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L’Algérie profonde / Ouest

St - Rémy Oran

Les malheurs d’une agglomération secondaire

Les annexes des services publics ne répondent plus aux besoins des habitants. © D.R.

Émir-Abdelkader est ce qu’on appelle une agglomération secondaire, étant rattachée administrativement à la commune de Sidi Chahmi, l’une des plus pauvres de la wilaya d’Oran.

Il y a peu, l’agglomération secondaire Émir-Abdelkader, ex-St-Remy, était particulièrement appréciée par les familles désireuses de se construire un pied à terre, à quelque 6 km d’Oran. Le calme qui sied à toute campagne faite de champs de blé et d’oliviers, n’ayant nulle part son pareil, comparé aux bruits et aux agressions de la ville d’Oran, a conquis nombre d’Oranais. Mais le développement de la population, la recherche d’un toit, d’une habitation individuelle après l’enfer “des tours collectives”, aujourd’hui est en passe d’apporter des mutations au bourg Émir-Abdelkader, où son saint trône encore au milieu du trottoir à l’entrée de l’agglomération.
Et pour cause, Émir-Abdelkader est ce qu’on appelle une agglomération secondaire, étant rattachée administrativement à la commune de Sidi Chahmi, l’une des plus pauvres de la wilaya d’Oran. Et de ce fait découlent les malheurs de St-Remy, dont la population s’est accrue avec des conséquences : les annexes des services publics ne répondent plus aux besoins des habitants.
Une poste, par exemple, qui ne mérite même pas ce nom, qui ne dispose presque jamais d’argent liquide, une salle de soins digne des années 60 où le misérabilisme et l’indigence y sont grossiers. L’annexe de la mairie, qui a été récemment rénovée, reste le seul service qui répond aux normes. Les transports sont l’un des points noirs de l’agglomération, bien qu’une nouvelle ligne vient d’être créée. Émir-Abdelkader en était dépourvue en raison du “diktat des transporteurs privés”, mais elle cesse de fonctionner à partir de 18h15. Une aberration.
L’absence de sécurité est signalée puisqu’aucun poste de gendarmerie ou de police n’a été ouvert à Émir-Abdelkader et, du coup, les vols et les agressions se sont multipliés ces deux dernières années. Fini le temps où les habitants pouvaient laisser leur voiture, la nuit, sans surveillance. Les enfants ne disposent d’aucune aire de jeux, et les champs restent leurs seuls espaces de détente. Le stade actuel est utilisé par les adultes et l’équipe de football locale. Mais plus que tout, Émir-Abdelkader souffre de pollution et de nuisances sonores provoquées chaque jour par les poids lourds qui traversent le bourg sans respecter le code de la route.
Des embouteillages surviennent à toute heure, d’autant que des grossistes de matériaux de construction sont installés sur la route principale qui traverse Émir-Abdelkader. Il faut dire que pour son malheur l’agglomération se trouve à quelques kilomètres du cœur du marché des matériaux de construction, à Chtaïbo. Désormais les habitants sont dans l’attente de la réalisation d’une déviation pour les poids lourds, promise par les pouvoirs publics mais pas encore réalisée.
En attendant, les oliviers se couvrent toujours plus d’une poudre blanche, signe de pollution mettant à mal toute l’agriculture avoisinante.


D. LOUKIL
 


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