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L’Algérie profonde / Ouest

Université Ibn-Khaldoun de Tiaret

Les médias entre acquis et service public en débat

Un journaliste honoré par Belfodhil Cheikh, recteur de l’université Ibn-Khaldoun de Tiaret. ©D. R.

Cette rencontre a été caractérisée par une multitude d’interventions, animées par les journalistes locaux et les étudiants en sciences de la communication.

C’est sous le slogan “Les médias entre les acquis économiques et le service public” que l’université Ibn-Khaldoun de Tiaret a abrité, mercredi, une journée scientifique organisée à l’occasion de la journée mondiale de la liberté d’expression et de la presse. Selon Dr Ammar Rabah de l’université d’Oran, invité à l’instar d’un autre universitaire d’Alger, l’itinéraire véhiculé par l’ouverture médiatique en Algérie, depuis le début des années 90, insuffle une résistance de l’espace politique à toute manumission de l’espace médiatique. Néanmoins, affirme-t-il, la présence d’une presse privée dont le rôle est d’essayer d’atténuer les pesanteurs d’un État omniprésent sur l’espace médiatique public, la permanence du jeu politique semi-démocratique clôt la phase de transition inaugurée vers la fin des années 80. De fait, a-t-il estimé, nous nous retrouvons face à un espace médiatique qui n’a pas encore achevé sa mue.
Cependant, à l’instar de l’espace politique, le volet médiatique demeure en phase de transition. Une transition qui ne l’empêche, toutefois, pas de subir des mutations, notamment depuis ces trois dernières années, tant au niveau législatif et réglementaire qu’au niveau de la configuration des acteurs. Le conférencier a mis en relief la mutation, par les médias, de la commercialisation du produit d’information vers sa gratuité, conséquence de l’apparition de la presse électronique, voire des réseaux sociaux, contraignant le journaliste à exercer dans un rayon pluridisciplinaire incluant de nouveaux spécimens portant sur la presse économique. Sur un autre volet, Othmani Habib de l’université Ibn-Khaldoun s’est étalé sur l’éthique de la presse en soulignant que si le journaliste revendique aujourd’hui ses droits, notamment le libre accès à l’information et la liberté de s’exprimer loin de toute contrainte à accomplir un acte professionnel contrairement à sa conviction ou à sa conscience, il doit être conscient des devoirs auxquels il doit vouer un respect professionnel. Ces derniers, en dépit du dilemme auquel est confronté le journaliste pour garantir son devoir d’informer, se résument principalement au respect de la vérité, à la défense de la liberté de l’information, du commentaire et de la critique, à la crédibilité de la profession, au respect de la vie privée des gens, à la séparation du métier de journaliste du créneau publicitaire et propagandiste…
Cette rencontre a été caractérisée par un riche débat animé par les journalistes locaux et les étudiants en sciences de la communication. Par ailleurs, le recteur de l’université Ibn-Khaldoun, qui vient à peine d’être installé, a tenu à honorer la corporation locale à laquelle il voue, selon sa déclaration, une profonde reconnaissance tout en affichant sa disponibilité à coopérer avec les journalistes qu’il considère comme partenaire avéré pour le développement local, notamment l’affermissement de l’université.

R. SALEM


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