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L’Algérie profonde / Ouest

Programme des 89 LSP à haÏ El-Yasmine (Oran)

Les souscripteurs dans le désarroi

Lancé en 2007, le chantier est toujours à l’arrêt. ©D. R.

Lancé en 2007, le chantier est actuellement à l’arrêt alors que le taux d’avancement des travaux ne dépasse pas les 70%.

Les souscripteurs au programme des 89 logements sociaux participatifs (LSP), au POS 50, à haï El-Yasmine ne sont toujours pas au bout de leur peine, 11 ans après le début des travaux. Lancé en 2007, le chantier est actuellement à l’arrêt alors que le taux d’avancement des travaux ne dépasse pas les 70%.
Les bénéficiaires de ce projet n’ont pas cessé depuis de frapper à toutes les portes officielles, locales et nationales, pour dénoncer un fait de prince et mettre le promoteur Gasmi Mohamed devant ses responsabilités. Aussi, malgré toutes les sollicitations, les rappels à l’ordre et les plaintes déposées devant qui de droit, rien n’a bougé. “On vit une situation extrêmement délicate, mais on est pris à la gorge”, raconte un acquéreur, obligé d’attendre comme les autres que les autorités interviennent de façon énergique pour mettre fin à cette situation. “Tout le monde a payé la totalité ou presque de la somme du logement, cependant, le promoteur continue de faire la sourde oreille à nos demandes”, ajoute un autre bénéficiaire du programme. Le promoteur en question a déjà fait l’objet de mises en demeure dont celle du directeur du logement de la wilaya d’Oran (DLWO), datée du 5 octobre 2017, où il lui est expressément rappelé ses engagements tenus suite à la réunion avec le wali, en date du 16 septembre 2017. Ainsi, et théoriquement, l’Eurl Gasmi Mohamed devait livrer 24 logements en octobre 2017, 30 autres deux mois plus tard et enfin 35 logements en mars 2018. La correspondance de la DLWO met en demeure le promoteur “de renforcer le chantier en moyens humains et matériels et de rattraper le retard par rapport aux échéanciers de livraisons” au vu du constat fait sur chantier sur la cadence très faible et au non-respect de ses engagements. Même la menace de transmettre un rapport le concernant au ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville “pour mesures à prendre” n’a apparemment pas eu l’effet escompté puisque, selon les acquéreurs qui se sont rapprochés de notre bureau, la situation n’a pas évolué. En avril 2018, une autre mise en demeure est adressée, par les mêmes services, et pour les mêmes motifs, au promoteur lui rappelant ses engagements antérieurs. La même menace est également brandie. Ce que les bénéficiaires n’arrivent pas à comprendre c’est cette impunité dont jouit ce promoteur, s’interrogeant sur l’efficience de ces avertissements officiels. La dernière correspondance des services de la wilaya d’Oran, qui remonte à juin dernier et signé par le directeur de l’urbanisme, de l'architecture et de la construction, informe les acquéreurs que ses services ont inspecté le chantier et décelé de nombreuses infractions urbanistiques rapportées au maire de Bir El-Djir pour prendre les mesures nécessaires. En attendant que les autorités locales prennent au sérieux ce dossier, les bénéficiaires de ce programme continuent de broyer du noir.

S. O.


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