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L’Algérie profonde / Ouest

Stress hydrique à Aïn TÉmouchent

L’irrigation d’appoint, une solution alternative

© D.R.

En dépit des dernières pluies qui se sont abattues sur la région de Aïn Témouchent et qui ont été accueillies favorablement par les agriculteurs, notamment ceux qui ont décidé d’emblaver leurs parcelles, il n’en demeure pas moins que le spectre de la sécheresse, qui a frappé une bonne partie de la wilaya et qui a été sévèrement ressenti dans la partie de M’lata, est toujours vivace dans les esprits, surtout pour ceux qui ont subi des dégâts. En effet, pour faire face au déficit pluviométrique qui a marqué ces derniers jours la région de Aïn Témouchent, la direction des services agricoles a tracé un programme d’irrigation d’appoint, particulièrement dans les régions précoces. En prévision de cette opération, les mêmes services ont lancé une vaste campagne de sensibilisation au profit des fellahs en coordination avec la Chambre d’agriculture et ses subdivisions de daïra qui sensibilisent les agriculteurs à la nécessité de préparer leur matériel et leurs équipements, et se mobiliser pour sauver leurs cultures céréalières. Il est utile de rappeler que la wilaya de Aïn Témouchent a enregistré de septembre à fin décembre 2019 une pluviométrie de 187 mm. À ce titre, Ghali Menaouer, directeur des services agricoles de la wilaya de Aïn Témouchent, a indiqué à la presse que la campagne labours-semailles de cette année agricole a connu un bon début sur le plan de l’organisation, de l’encadrement et de l’accompagnement, mais aussi en raison des conditions climatiques favorables qui ont coïncidé avec l’entame de l’opération. Les dernières précipitations encouragent les agriculteurs à augmenter la superficie destinée à être emblavée. Mais depuis la mi-décembre, il a été enregistré un déficit criant en matière de pluviométrie, ce qui oblige les fellahs à recourir au système d’irrigation d’appoint. À ce titre, la direction des services agricoles a pris une série de mesures pour mettre fin à l’influence négative de ce déficit pluviométrique sur les cultures céréalières, en coopération avec la Chambre d’agriculture et les chefs des subdivisions agricoles qui sont implantées à travers les huit daïras lesquelles mènent une campagne de sensibilisation en direction des fellahs qui ont emblavé leurs terres agricoles, notamment ceux qui disposent des sources d’eau à travers les puits et les kits d’aspersion destinés à l’irrigation d’appoint dont ils ont bénéficié dans le cadre des différents programmes de l’État de soutien à l’agriculture. Ce genre d’irrigation devra être utilisé dans les cultures céréalières qui sont concernées par l’apparition des signes de stress hydrique, en particulier dans les régions précoces, contrairement à celles retardataires situées sur les hauteurs et dont le couvert végétal se trouve en bon état. À cet effet, des appels sont lancés à l’endroit des fellahs pour qu’ils prennent toutes les précautions nécessaires, notamment en ce qui concerne l’utilisation de l’irrigation d’appoint en vue de sauver la saison agricole, en particulier la filière céréalière qui dépend majoritairement de la pluviométrie. Néanmoins, le retour de la pluie est toujours considéré comme un signe d’espoir par les céréaliculteurs.
 

M. LARADJ 


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