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L’Algérie profonde / Ouest

Collège El-habib-Noura à Bouzghaïa (Chlef)

Plus de 1 200 collégiens menacés par l’amiante

Les écoles construites en préfabriqué dans les années 1980, contenant de l’amiante, sont aujourd’hui sérieusement délabrées. © D.R

Réalisé en préfabriqué au lendemain du séisme d’El-Asnam du 10 octobre 1980, cet établissement présente aujourd’hui un grand danger pour la santé des élèves.

Les collégiens scolarisés dans cet établissement sont en effet en danger en raison de la présence de l’amiante, une matière qui risque de provoquer de graves pathologies dont les conséquences seraient regrettables. Ce ne sont pas uniquement les collégiens qui seraient affectés par des maladies, mais également l’ensemble du personnel administratif et pédagogique, qui respire les fibres de cette matière qui se sont détachées de l’ensemble des cloisons de l’établissement. Pour les parents d’élèves à Bouzghaïa, le signal d’alarme quant à cette situation dramatique a déjà été lancé plusieurs fois par le passé, malheureusement sans aucun résultat.

 “Au total, ils sont plus de 1265 collégiens, sans compter les enseignants et le corps administratif du CEM, qui vont courir, une nouvelle fois encore durant la prochaine année scolaire, un grand danger si les autorités locales ne trouvent pas la solution qui s’impose et dans l’immédiat avant qu’il ne soit trop tard”, s’inquiètent des centaines de parents d’élèves à Bouzghaïa. Ces derniers expliquent dans le même contexte que le problème en question devait être résolu il y a plus d’une année, lorsque l’ex-wali de Chlef avait sommé les responsables de la direction de l’éducation et aussi ceux de la direction des équipements publics de “procéder au transfert du projet relatif à la réalisation d’un nouveau CEM d’une autre commune qui manque d’assiette foncière vers Bouzghaïa, qui dispose, en revanche, de terrains en mesure d’accueillir, adéquatement et conformément aux normes techniques requises en la matière, la construction d’un tel établissement scolaire”. 
Nos interlocuteurs s’interrogent cependant avec indignation sur le sort de cette directive qui, contre toute attente, n’a jamais été prise en considération. 

Selon eux toujours, l’unique solution pour sauver leurs enfants d’une catastrophe imminente est de leur réaliser un nouveau CEM en dur en remplacement de l’ancien, dont la durée de vie du préfabriqué avec lequel il est conçu est largement dépassée. “Outre la vétusté de ce CEM qui ne répond plus aux exigences d’un enseignement de qualité, se pose l’épineux problème de la surcharge des classes. Ils sont presque une quarantaine d’élèves par classe à suivre difficilement et dans de mauvaises conditions leurs études”, ajoutent nos interlocuteurs avec regret. Soulignons que ni la direction de l’éducation de wilaya ni celle des équipements publics n’ont voulu s’exprimer sur ce que viennent de révéler les parents d’élèves du CEM El-Habib-Noura de Bouzghaïa. 

AHMED CHENAOUI 


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