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L’Algérie profonde / Ouest

Elle est puisée du Barrage Bakhadda

Qualité douteuse de l’eau à Tiaret

Le barrage Bakhadda assure une desserte provenant à 76% des eaux souterraines. © D.R.

“Vu son goût désagréable et les cas de maladies à transmission hydrique (MTH) enregistrés dans le passé, notamment durant les années 1990, il nous est permis d'appréhender cette eau que nous préférons éviter, notamment à l'orée de la saison estivale”, affirme un citoyen.

À Tiaret, l’eau du robinet est loin de faire l’unanimité auprès des consommateurs de plusieurs quartiers de la commune du chef-lieu et de plusieurs localités, notamment celles alimentées à partir du barrage Bakhadda, voire Mechraa-Sfa, Djillali Ben Amar, Rahouia et Guertoufa. D’une capacité théorique de 45 millions de m3, ce barrage, qui assure une desserte provenant à 76% des eaux souterraines et 24% des eaux superficielles, nous offre une eau parfois blanchâtre ou brune caractérisée par une mauvaise odeur.
Un produit, communément appelé “l’or bleu”, qui est fortement appréhendé par les habitants des quartiers situés sur les flancs ouest et sud-ouest de la ville des Tiaret et ceux des localités citées qui n’en font usage que pour des tâches ménagères, mais jamais pour la consommation. Ainsi, en dépit de l’existence d’une station d’épuration d’une capacité importante de 38 000 m3/jour et d’une station de traitement, l’eau destinée à la consommation met les populations devant une sorte de “phobie”, ne trouvant comme seule solution que de se rabattre sur la consommation d’eau minérale ou celle des sources situées à des kilomètres des agglomérations, ce qui n’est pas à la portée de tous. Bien que les autorités concernées ne cessent de rassurer quant à la conformité de l’eau aux normes de précautions sanitaires, les citoyens continuent à la bouder. “Vu son goût désagréable et les cas de maladies à transmissions hydriques (MTH) enregistrés dans le passé, notamment durant les années 1990, il nous est permis d'appréhender cette eau que nous préférons éviter, notamment à l'orée de la saison estivale”, affirme un citoyen averti qui, ironisant, ajoutera qu’il s’agit d’une eau qui est improbable même pour les ablutions. Un autre citoyen, pour lequel l’eau du robinet ne peut être au-dessus de tout soupçon, lui emboîte le pas pour insinuer que l’eau émanant du barrage de Mechraa-Sfa contiendrait beaucoup de chlore, de nitrates, de pesticides et d’aluminium (sulfate d’alumine) qui est un produit neurotoxique. Au demeurant, il y a bien lieu de se poser la question si un tel aléa ne serait pas à l’origine de la fréquence des cas de cancer, de démences dégénératives (Alzheimer), de fragilisation osseuse ou d’accidents cardiaques dans la région. Toutefois, si on se réfère aux bulletins l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une eau est considérée potable quand elle devient consommable sans risque, voire caractérisée par des normes microbiologiques, physiques et chimiques précises…


R. SALEM


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1 réactions
benx le 10/04/2018 à 12h50

Les eaux usées du collecteur principal(Oued Tolba)ne sont plus déversées dans la Mina alimentant le Barrage de Bakhada (AEP). Elles sont détournées via la station de relevage (oued Tolba) versant OUEST, vers la STEP(station d’épuration) versant EST (Nahr Ouassel) qui se déverse dans le barrage de Dahamouni(irrigation). La solution définitive serait les eaux de dessalement de la Macta, garder Bakhada uniquement pour des opérations de secours et éventuellement d'irrigation.

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