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L’Algérie profonde / Ouest

Ils sont portés disparus depuis plus de quatre mois

Que sont devenus les 15 harraga de Relizane ?

Des harraga quittant les côtes algériennes. © D. R.

Les événements se sont accélérés ces dernières quarante-huit heures, 
avec des informations parvenues aux familles du Maroc.

Et si les disparus du Silmya 2994 sont en vie ? Dans la nuit du 1er au 2 septembre dernier, 17 jeunes embarquent depuis la plage de Stidia, commune balnéaire située à une cinquantaine de kilomètres d’Oran, pour rejoindre les côtes espagnoles ; 14 sont de Relizane, dont 5 de la cité des Abattoirs (Batoir) et 3 de Mostaganem, dont le guide de la traversée. La presse ibérique est la première à donner l’information en rapportant qu’une patera transportant 17 clandestins algériens a fait naufrage et que seulement deux passagers ont pu être sauvés.

La même source d’informations rapporte que Salvamento Marítimo, l’établissement public chargé de la sûreté maritime dans les eaux espagnoles, avait suspendu ses recherches pour retrouver les 15 naufragés disparus dans les eaux de cabo de Gata, ou cap de Gate, situé au sud de la péninsule ibérique, dans la province d'Almería, après le sauvetage des deux hommes repérés à environ 40 miles à l'est-sud-est de cabo de Gata.

Depuis, le combat des familles des disparus de Relizane pour retrouver les leurs ou, du moins, savoir ce qui s’est réellement passé sur le Silmya 2994 n’a pas cessé, oscillant entre un espoir infime de les retrouver en vie et un deuil impossible à faire en l’absence d’un acte de décès officiellement établi.

Pourtant, alors que tout donnait lieu à croire que le sort de ces harraga allait se confondre avec celui des centaines de leurs frères disparus en mer, les événements se sont accéléré ces dernières quarante-huit heures avec des informations qui leur sont parvenues du Maroc.

La famille d’un des disparus, originaire de Stidia, reçoit un appel téléphonique d’un homme se disant être Marocain, codétenu de leur fils dans une prison à Oujda et qu’il lui a demandé d’entrer en contact avec ses parents. Il leur donne le nom et le signalement de leur enfant et les informe qu’un autre disparu, de Relizane, est aussi dans cette prison.

Il affirme également que tous les disparus du Silmya 2994 sont en vie, mais il ignore où ils se trouvent actuellement, probablement dispatchés sur différentes prisons marocaines. Forts de ces informations et sentant l’espoir pointer de nouveau, Noureddine Ouaddah, le père d’un des disparus et porte-parole désigné des familles de ces harraga, lance un appel aux autorités algériennes pour s’assurer de la véracité de ce scénario, dans un premier temps, puis les aider à rapatrier leurs enfants.

Pour rappel, trois jours après le signalement de leur disparition, une famille d’un des disparus de Relizane essaye de le joindre au téléphone, et c’est une femme qui leur répond et leur apprend que le cellulaire est au Maroc sans autres détails. Après 20 à 25 jours, un pêcheur de Ghazaouet découvre un sac à dos appartenant à Kh. Abdenour, un des 15 disparus, et appelle sa famille avec le portable qu’il trouvera à l’intérieur du sac.
 

Saïd OUSSAD

 



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