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L’Algérie profonde / Ouest

Ouverture de la 21e édition du Simem à Oran

Quelle alternative aux importations ?

Pas moins de 89 exposants ont participé à ce salon. © D.R.

Les exposants ont majoritairement exprimé leurs inquiétudes et les limites de la nouvelle donne économique.

La 21e édition du Simem (Salon international du mobilier et de l’équipement médical), qui se tient au Centre des conventions d’Oran (CCO) et ce jusqu’à aujourd’hui, s’inscrit pour la première fois dans un climat des affaires très morose, pour cause de nouvelles dispositions sur les importations. D’ailleurs, ce salon dédié aux professionnels, en présence de 89 exposants, s’appuyait chaque année sur un secteur privé très dynamique (cliniques, laboratoires d’analyses, cabinets médicaux) notamment dans l’imagerie médicale, le mobilier médical, les produits de laboratoire et autres fournitures de consommables et de prothèses. Le chiffre de 4 milliards de dollars d’importation annuellement est là pour en prouver l’impact économique. Mais hier, à l’ouverture du salon, les exposants ont majoritairement exprimé leurs inquiétudes et les limites de la nouvelle donne économique depuis l’arrêt de certaines importations. Qu’ils soient versés dans les équipements d’imagerie médicale, de mobiliers d’hôpitaux et autres appareils utilisés par les laboratoires d’analyses, tous les présents, y compris les représentants exclusifs de grandes marques et leaders mondiaux, sont venus avec leur restant de stocks. “Nous n’arrivons pas à importer nos produits au même rythme qu’avant, en plus de la disposition de bloquer 120% du montant de l’importation, la durée de livraison et d’enlèvement s’en trouve rallongée”, explique un des représentants exclusifs d’un fabricant japonais d’imagerie médicale à ultrasons. Plus loin, il dira : “La chute du dinar par rapport au dollar a fait que les prix ont nettement augmenté et cela nos clients le ressentent.” Même constat et même réaction chez un fabricant de lits hospitaliers, dont une partie des composants est importée. “Certes, l’arrêt de l’importation du produit fini est une bonne chose pour les fabricants locaux, mais la chute du dinar a impacté les prix des composants que nous importons, même si le châssis des lits est fait par nos soins ici, on s’en ressent au final.” Pour d’autres importateurs, qui sont majoritaires à ce 21e Simem, la politique des pouvoirs publics pèche par une absence de soutien clair et ancien à la production nationale qui n’a pas les moyens de suppléer les importations pour quasiment toutes les gammes de produits de ce secteur. Certains qui proposent des prothèses auditives (seule la coque étant produite localement) avouent que la maîtrise technologique n’est toujours pas au rendez-vous en Algérie. En fait, dans leur majorité, les importateurs n’ont pas lancé de projets de production, accusant la bureaucratie, et seuls quelques rares fabricants locaux émergent pour les mobiliers, les contenants pour laboratoire, avec parfois des innovations locales à l’exemple de collecteurs de déchets hospitaliers. Mais on reste loin encore de la volonté de réduire les importations dans le domaine des équipements médicaux, au profit de la production nationale.


D. LOUKIL


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